‹ Prud'honChapitre 116 sur 148 · ZÈPHYRE QUI SE BALANCE · texte numérisé non relu

ZÈPHYRE QUI SE BALANCE

sourire de la fraîclieur de l’eau. Une légère draperie bleue flolte en arrière autour de lui. La figure, d’un galbe délicieux, d’une exquise et délicate beauté, éclairée d’une lumière mystérieuse, se détache sur le fond obscur du paysage, se modèle par larges plans au moyen de demi-teintes légères, sans aucun de ces excès d’ombre auxquels Prud'hon n’avait que trop souvent recours. L’exécution est fine, moelleuse et cependant d’une remarquable fermeté. L’ensemble, parfaitement harmonieux, est revêtu des plus ex'juises séductions de la couleur. Il est impossible d'exprimer la grâce touchante, la candeur, l’innocence de la jeunesse avec plus de bonheur. Je n’oublierai jamais le jour où je vis ce tableau pour la première fois. J’en avais les larmes aux yeux. Il est de :eux qui laissent un trait dans le cœur’.

Prud’hon avait fait de ce tableau une ravissante esquisse’, que l’on pourrait même regarder comme

1 . LeZéphyre qui se balance fut acheté à Prud'hoi parle comte Sommariva. Il fut adjugé à sa vente ( 19 février 1839' à M.Guénin qui l’a légué à M. Valpinson, à qui il appartient aujou-d'lmi. — Les reproductions de cet ouvrage sont nombreuses. Nois no citerons que la grande gravure que Laugier fit pour la société des .Amis des Arts, celle en petite dimension par Pitaux, publié) par Janet, et la charmante lithographie de Grévedon.

î. Cette esquisse, qui a appartenu longtemps ai comte d’Espagnac, fait aujourd'hui partie do la collection de M. tichard Wallace.

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