L'originatdo cotte lettre appartient à .M. Laperlier
400 PRCD HON SOÜS LA. RESTAURATION, destiné à fournir une très-longue carrière. Il était un de ces astres qui ne parcourent qu’un petit arc du ciel et ne brillent que quelques instants de tout leur éclat. Sa nature était e.^quise, mais délicate. Cependant les événements publics aggravèrent sans doute l'état de choses que je constate. Prud’hon n’était pas un homme politique, tant s’en faut. Il vivait exclusivement pour et par son art. iMais on peut cependant supposer que la chute de l’empire lui porta un coup très-sensible. Dans sa jeunesse il avait embras.sé avec toute l’ardeur de sa généreuse nature les idées révolutionnaires, comme nous le prouvent ■ses nombreux dessins républicains et les inscriptions (|ui les accompagnent. Puis, comme la plus grande partie de sa génération, il s’était laissé éblouir et séduire par les gloires de l’empire. C’est sous le règne de Napoléon que son talent et sa réputation avaient grandi. Il s’était attaché à, un régime dont il n’avait certes pas à se plaindre, et qui l’avait même as.sez vivement apprécié. Il vit donc le retour des Bourbons avec une inquiétude et un chagrin qu’il témoigna clairement en exigeant que son fds Eudamidas, alors élève de l'Ecole polytechnique, donmlt sa démission, afin de ne pas servir la royauté restaurée. Lié avec le comte de Forbin, il ne rompit cependant pas avec l’administration, dont il accepta