LE CHRIST SCR LA CROIX
le Christ sur la croix, et l’Ame délivrée. Le Christ sur la croix fut commandé à Prud’hon par le ministre de l’intérieur pour la cathédrale de la ville de Metz. Celte oeuvre violente, inégale, incomplète, est cependant de l’elTet le plus pathétique, le plus saisissant. Le Christ vient d’expirer. Iæs soldats et la foule ont quitté le Golgotha. Il ne reste au pied de la croix que la Vierge à demi couchée et évanouie, qu’une sainte femme soutient dans ses bras, et à droite Madeleine, agenouillée, une main à son visage, et embrassant de l’autre bras les pieds de son Maître divin. Le corps du Christ, l’épaule et le bras de la Madeleine sont éclairés : tout le reste du tableau est couvert d’une obscurité sinistre. Celte grande page n’est pas achevée. On y trouve des morceaux excellents et dignes du maître. La figure de la Madeleine, en particulier, est admirable d’invention et de sentiment. Malgré ses graves imperfections, on ne peut voir cet ouvrage sans avoir le cœur serré. C’est le dernier effort d’un artiste mourant, dont le génie jette encore de sublimes lueurs'.
1. Le christ sur ta croix, mal à propos daté de 482i, était encore dans l'atelier de Prud'hon au moment de sa mort. Il Tut exposé au Salon de 1824. Le ministre le garda, et en 1823 te donna au Musée en échange d'une copie du môme tableau qui fut