‹ Prud'honChapitre 59 sur 148 · LA CIGALE · texte numérisé non relu

LA CIGALE

fleur (le poésie éclôt dans son âme émue ! On pourrait sans doute relever dans ce dessin quelques détails incomplètement étudiés et qui ne sont pas des plus heureux: les pieds, par exemple, ainsi que la draperie et la coilTure de la jeune fille. Mais l’instinct de Prud’hon est si juste, qu’il reste pittoresque même dans ses erreurs. Comme ensemble, la Cigale est une composition «omplète et exquise et que je ne crains pas de mettre au nombre des plus parfaites de l’auteur'.

On connaît une variante de ce sujet; ce n’est ni du premier ni mêmedusecond coup que le plus habile artiste fait le petit chef-d’œuvre que je viens de décrire. Dans ce dessin Ghloé est assise près d’un arbre, sur un pli de teiTain où elle s’appuie de la main droite. Le corps est un peu renversé; l’une des jambes est étendue, l’autre repliée sous elle. De la main gauche elle entr’ouvre sa robe et cherche la cigale. Daphnis est à son côté, debout, un genou sur le tertre ; il regarde en souriant et en avançant la main. Comme

1. M. Lapcrlicr possède une esquisse et M. Uahcrault un joli dessin do cet ouvrage. — Les trois planches de llapimis et Ckloé ont été gravées par Roger, d’apres les dessins à l'encre de Chine exposés au Salon do 4796.

î. Il appartient à M. (Emilie Marcille, et a clé gravé en facsimilé par Schaal.

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