‹ Prud'honChapitre 8 sur 148 · ENFANTS DE PRL’D’HON · texte numérisé non relu

ENFANTS DE PRL’D’HON

l’autre vingt ans environ. Ils s’établirent à Cluny et y restèrent au moins jusqu’en 1780. La vie de misère et de tracas commença, semble-t-il, aussitôt. Prud’hon pourvoyait avec peine aux besoins du ménage. Il se voyait condamné à une existence précaire et obscure; l’avenir lui semblait fermé lorsqu’il trouva en M. de Joursanvault un ami puissant et éclairé, qui releva son courage, excita son ambition et lui donna les moyens de la satisfaire '.

pirant lo Ü4 août 1813, l'cpuralion de 1816 l’alleignit et il partit j)Our les colonies. En mai 1821, il était à l'Ile Bourbon. Depuis cette époque on n'a plus eu aucune nouvelle de lui;

5° Émilie, née à Paris, rue du Harlay, n° 28 , le 3 novembre 1796. Elle épousa en premières noces M. Doval, négociant en vins à Lorient, et, en secondes, M. Quoyerer, de Metz; elle demeure encore aujourd'hui dans cette ville.

1 . Les relations do M. de Joursanvault et de Prud'hon ont précédé le mariage de celui-ci et remontent à 1776 ou à 1777, car le cerliOcat de franc-maçon du jeune peintre, dont l'original appartient à M. Eudamidas Prud'lioé, est daté de 1777 et signé par M. de Joursanvault. Cette pièce prouve en outre que Prud'hon fit à cette époque un séjour à Beaune chez son protecteur. En voici le texte :

U A la gloire du grand Architecte de l'univers.

« Au nom et sous les auspices de S ;■ G ;• M ;• a La RI- L^ Saint-Jean sous le titre distinctif de la Bienfaisance de rO'.- de Beaune eu Bourgogne à toutes les loges réguliéressalut;- forcer union;- Nous maître, officier de la R;- L;de la Bienfaisance de l'Orient de Beaune, constitué par lettres

Page 1