‹ Prud'honChapitre 100 sur 201 · LA SOIF DE L’OR · texte numérisé non relu

LA SOIF DE L’OR

ments portugais; mais la nature perverse du jeune avare reprend le dessus, et il abandonne sa maîtresse, qui meurt.

Ce sont ces fadaises que Prud’hon entreprit d’interpréter. Il fit cinq compositions pour cet ouvrage1 : ï Hospitalité^ le Sacrifice 9 l'Oracle ; la Grotte , et un frontispice connu sous le titre : la Soif de l'or. Cette admirable pièce représente un jeune homme qui a posé ses pieds sur une femme renversée qui allaite

un enfant. C’est l’avare Edouard. Il recueille avidement des pièces d’or que laisse tomber un vieillard

4. Ces cinq vignettes d’après Prud’hon devaient faire partie d’une suite projetée de dix planches pour une édition de luxe de cet ouvrage. Cette édition ne fut pas imprimée. Quant aux planches exécutées, on n’en avait tiré qu’une douzaine d’épreuves, nous dit Roger dans le catalogue autographe de son œuvre déposé à la Bibliothèque nationale, et il ajoute que des quatre qu’il a gravées trois ont été détruites par les enfants de Lucien, qui, en jouant, les frottaient sur des briques pour les polir. — La planche intitulée le Sacrifice, la seule qui ne soit pas de Roger, a été gravée par Godefroi. — M. Mahérault possède un dessin pour l’Oracle et les croquis de deux compositions qui n’ont pas été exécutées.

Le roman de Lucien a été l’objet d’une supercherie littéraire. Il a été imprimé en 1802 comme un ouvrage nouveau, sous le titre de : les Tenadares, ou V Européen et lJ Indienne , roman traduit de l’anglais, de mistriss Helme, par M. A. C. Paris, Chaumont aîné. 2 vol. in-12. — En 1848, il en a été publié une édition in— 4 sous son ancien titre. Imprimerie de Lacour, sans date.

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