‹ Prud'honChapitre 99 sur 201 · LA TRIBU INDIENNE · texte numérisé non relu

LA TRIBU INDIENNE

souvent la Tribu indienne , et disait qu’il voudrait en être l’auteur. J’ai peine à le croire, et le maître était bien indulgent pour son médiocre imitateur. Ce livre1, où les déclamations humanitaires se mêlent aux descriptions licencieuses, est devenu fort rare : car Lucien, devenu ministre de l’intérieur, racheta et détruisit tous les exemplaires qu’il put retrouver. En quatre mots, voici le sujet. Le vieux Milford, négo-

ciant de Plymouth, n’a qu’un fils, nommé Edouard, qu’il a élevé dans des idées mercantiles les plus étroites et auquel il a transmis sa passion pour l’or. Il l’envoie avec une riche cargaison dans les Indes pour y suivre ses affaires. Le navire aborde au cap Comorin pour faire de l’eau. Les passagers descendent, et pendant qu’ Edouard s’enfonce dans les terres pour reconnaître le pays, ses compagnons sont massacrés

par une troupe d’indiens. Edouard erre à l’aventure, et bientôt rencontre une jeune fille endormie qui s’éveille au cri d’admiration que pousse l’Anglais. C’est

Stellina, la fille du chef du pays. Edouard lui explique ses malheurs et s’en fait aimer. Stellina le cache dans la grotte sacrée, puis se résout à fuir avec lui et. le conduit à travers mille difficultés jusqu’aux établisse-

1. La Tribu indienne , ou Édouard et Stellina , poëme en prose, par le C. L. B. (citoyen Lucien Bonaparte.) Paris, chez Ilonert, an vu. 2 vol. in-12.

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