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L’ORACLE. — LA GROTTE

appuyé a une fenêtre. Cette ingénieuse allégorie est en même temps une excellente composition, d’un effet dramatique et très-imprévu. Trois autres vignettes de

cette suite méritent encore d’être signalées. Dans l 'Hospitalité, Edouard, les mains jointes, s’avance vers Stellina en la suppliant. La jeune fille, à demi-vêtue, éclairée de haut en bas de la manière la plus heureuse, lui montre d’un geste plein de grâce l’entrée de la grotte. C’est charmant, mais le costume

d Edouard, habit étriqué, chapeau posé en arrière, est ridicule, et, quoi qu’on en ait, le sourire effleure les lèvres. L'Oracle est une composition du caractère

le plus grandiose. Le dieu colossal, assis sur un trône de construction barbare encastré dans les murailles du temple, la tête, dont le bas est éclairé par une lampe a trois becs, a demi enfoncée dans la voûte, menace la jeune fille prosternée à ses pieds. Cette scène, très-simplement exprimée, est d’un effet saisissant . La Grotte , enfin, est un de ces motifs où Prudd’hon excellait. Stellina, presque nue, vient d’être

surprise par Edouard qui, à genoux devant elle,

embrasse son corps charmant. D’une main elle ramène un bout de sa draperie sur sa poitrine; de l’autre main, posée sur l’épaule de l’audacieux, elle le repousse doucement ; sa jolie tête exprime à la fois la honte et le bonheur. Cette figure est ravissante, et

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