‹ Prud'honChapitre 102 sur 201 · RACINE. — FRONTISPICE · texte numérisé non relu

RACINE. — FRONTISPICE

l’arrangement du groupe, excellent. L’artiste a même tiré un si bon parti du costume du jeune Anglais, que cette fois on ne songe pas à sourire1.

Le magnifique Racine de Pierre Didot2 3 renferme, au milieu de planches par Girodet, Gérard et Chaudet, deux compositions de Prud’hon. Ce sont : le frontispice avec cette légende, « Son génie et Melpomène le mènent à /’ immortalité 3 ; » et les Frères ennemis. Le frontispice, dont M. Mahérault possède le beau dessin, est une œuvre de premier ordre. L’immortalité assise pose une couronne sur la tête du poète, qui s avance en s’inclinant, conduit par un Génie qui tient un livre, et par la Muse. En arrière, on voit les bustes des grands tragiques anciens. La planche qui illustre les Frères ennemis est moins heureuse, et comme elle est signée de Moitte le sculpteur, bien des personnes hésitent a la regarder comme une œuvre du maître4. Prud’hon fit encore pour

1. Le dessin pour cette planche appartient à M. Maurice Richard.

2. Œuvres de Jean Racine. Paris, imprimerie de P. Didot l’aîné. — An ix — 1 SOI à 1803. 3 vol. in-folio. — L’éditeur Lefèvre a publié en 1826 une édition de Racine, 6 vol. in-8, pour laquelle il a repris, en les réduisant, les deux compositions de Prud’hon.

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