Gravé par Marais
4. Les épreuves avant le titre de cette planche portent le nom
250 ANDROMAQUE ET PYRRHUS
Y Andromaque de la même édition une très-belle composition qui représente la veuve d’Hector debout, s’appuyant à sa suivante, ramenant sa draperie sur ses yeux, résistant aux supplications de Pyrrhus et lui disant :
Seigneur, c’est un exil que mes pleurs vous demandent, Souffrez que loin des Grecs, et môme loin de vous,
J’aille cacher mon fils et pleurer mon époux.
Cette planche fut probablement refusée par les éditeurs et n’a jamais été terminée. Elle est fort rare, et ne se trouve que dans quelques collections G
de Prud’hon comme auteur du dessin. Sur les épreuves avec le titre ce nom a été remplacé par celui de Moitte, qui a fait les quatre autres compositions pour la même tragédie. Sauf dans quelques détails, les attaches des mains par exemple, on ne reconnaît guère, dans celte planche, le sentiment et le dessin de Prud'hon. Dans son ensemble, elle se rapproche beaucoup des autres sujets que l’on doit au crayon de Moitte. Ne faudrait-il pas en conclure que c’est une œuvre faite en collaboration et que Prud’hon s’est borné à retoucher le dessin de Moitte, avec qui il était lié, ou l’inverse?
I. M. Mahérault possède le dessin pour cette eau-forte, dont on ne connaît que deux ou trois épreuves. L’une de ces épreuves appartenant à M. Gigoux nous donne le nom du graveur. Elle porte au-dessous de la tablette qui n’a pas d’inscription J. Pelicier aqua fliî796. — Il est difficile de comprendre les raisons qui engagèrent les Didot à laisser de coté cette composition et à renoncer à la collaboration de Prud’hon pour cette magnifique
Soi