DAVID. — GIRODET. — GREUZE
relations agréables et qu’il appréciait vivement, une aisance relative, la paix de la campagne, la solitude et les loisirs nécessaires pour se renouveler et mûrir de nouveaux projets. Il s’y était fait en Frochot,
membre de l’administration centrale de la Côte-d’Or, et qu’il avait peut-être déjà connu à Dijon, un excellent ami qui à partir de ce moment ne cessa de l’aider de son crédit. Frochot était alors très en vue; il
avait joué un rôle considérable aux Etats-généraux. Lié avec les personnages importants de l’époque, son intervention en faveur de Prud’hon se fit sentir aussitôt. Les cinq ou six années qui suivirent le retour de Prud’hon à Paris sont parmi les plus fécondes de
sa vie; car c’est dans ce laps de temps qu’il exécuta, outre quelques-unes des petites pièces dont nous avons parlé, le tableau la Sagesse et la Vérité , les grandes décorations de l’hôtel Saint-Julien, les deux plafonds du Louvre : l’Étude guidant l’essor du Génie , et Diane implorant Jupiter, ainsi que le beau dessin de la Paix, si magistralement gravé par Roger.
Prud’hon fit quelques visites en arrivant à Paris; David et Girodet le reçurent assez mal. Seul parmi les peintres en renom, Greuze l’accueillit d’une manière bienveillante. Avec sa brusquerie habituelle, il lui dit : « Avez-vous du talent? — Oui, répondit le candide Prud’hon. — Tant pis, reprit Greuze. Delà famille et
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