‹ Prud'honChapitre 143 sur 201 · LE PRIX DÉCENNAL · texte numérisé non relu

LE PRIX DÉCENNAL

tionomie ; on voit près d’elle les hommes de génie qui ont illustré les sciences : Newton, Descartes, Galilée, Aichimède ; plus haut les poètes érotiques; dans le lond les poètes épiques et tragiques et les peintres célèbres, accompagnés des Muses qui entourent la déesse. On remarque parmi eux Homère, Virgile, Euripide, Sophocle, Corneille, Racine, Michel-Ange, Raphaël, le Corrége, le Poussin. Cette composition, de la plus belle ordonnance, du plus grand caractère, est complète, et c’est sans doute le chagrin et la maladie qui empêchèrent Prud’hon d’exécuter ce beau projet.

C est en 184 0 que le prix décennal institué par Napoléon devait être décerné. On attendait l’ouverture de l’Exposition avec une véritable anxiété. Les plus célèbres peintres de l’époque prirent part h ce concours et présentèrent leurs œuvres les plus justement réputées : David, les Sabines et le Couronnement de l' Empereur ; Gros, la Peste de Jaffa; Girodet, le Déluge et la Révolte du Caire; Prud’hon, la Justice divine. On sait ce qu’il advint de cette fondation, annoncée avec tant de fracas, et dont l’idée avait d’abord été accueillie avec enthousiasme par le public. Les rivalités se mirent de la partie. La commission hésita, fit un rapport évasif, loua, critiqua et ne conclut à rien, de sorte que le prix ne fut pas décerné. Outre son grand tableau,

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