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LE BERCEAU DU ROI DE ROME

goût parlait, d un très-beau jet, est de tous points digne de 1 artiste. Le Génie de la Justice est appuyé sui le pied du berceau. Son expression, sa pose grave et tranquille, ainsi que les balances de Thémis et le bandeau qui couvre son front, le font aisément reconnaître. Du côté opposé s’élève le Génie de la Force. Il est appuyé sur la massue d’IIercule et tient de l’autre main une couronne de chêne. Les armes de l’Empire brillent au-dessus de lui.

Les deux bas-reliefs sont, à mon avis, les pièces capitales de cette ornementation. Dans le premier, Ja Seine, à demi couchée et appuyée contre son urne symbolique, reçoit dans ses bras l’enfant que la destinée lui confie. Les armes de la Ville, placées près de la nymphe, rappellent le lieu de la naissance du prince et la cité qui lui offrit son premier berceau.

Le second bas-relief représente le Tibre, personnifié par un personnage barbu. Le dieu du fleuve soulève sa tête couronnée de roseaux et aperçoit, se levant sur l’horizon, l’astre nouveau qui doit rendre à ses rives leur antique splendeur. Près de lui est un fragment sur lequel on distingue la louve de Romulus. Ce berceau fut offert à l’impératrice par la ville de Paris le 5 mars 1811 C et quelques jours plus tard

I . Le dessin d’ensemble de ce berceau appartient à M. Eudoxe Marcille. Ceux des deux médaillons latéraux représentant la Seine

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