PRUD’IION SE PRÉSENTE A L’INSTITUT
Il me parait probable que le Zép/iyre obtint un succès qui ne pouvait guère manquer à un ouvrage aussi gracieux et d’une exécution parfaite. Cependant les événements politiques étaient si graves, que la critique s’en occupa très-peu, et qu’il n’est pas même mentionné dans le compte rendu du Salon de 1814 au Journal des Débats . Mais le mérite de Prud’hon était généralement reconnu, et Mlle Mayer l’engageait vivement à se présentera l’Institut. Prud bon répugnait à faire les démarches nécessaires, et il paraît qu il se refusa absolument, malgré les instances de son amie, à solliciter directement les voix des académiciens. Cependant, comme transaction, il se décida à écrire au président de l’Académie la lettre suivante, dans laquelle il pose sa candidature :
« Paris, ce 24 janvier 1815 . — Monsieur le président, mon vœu a été pour le rétablissement de l’Académie; instruit de son existence, soit par la réponse du roi à la députation de ses membres, soit par le rassemblement de ceux-ci et des amateurs honoraires qui y sont attachés, j’ai désiré en faire partie, et, dans la confiance que l’accès m’en serait ouvert par quelque droit au talent, j’ai osé prétendre à l’honneur d’y être admis.