‹ Prud'honChapitre 169 sur 201 · P RUD’IION MEMBRE DE L’INSTITUT · texte numérisé non relu

P RUD’IION MEMBRE DE L’INSTITUT

« Veuillez donc, Monsieur le président, présenter mon vœu à l’assemblée des hommes de mérite qui vous ont mis à leur tête. S’il est agréé, je me tiendrai pour très-honoré d’être reçu parmi eux.

« J’ai l’honneur d’être, Monsieur le président, dans le sentiment de la plus parfaite considération, votre très-lmmble et très-obéissant serviteur.

<( PR UD’ II ON, p.

« Chever de la Légion d’honneur1. »

Il paraît que cette tentative ne réussit pas, car Prud’hon ne fut admis que le 22 septembre 1816, à la place de François-Adrien Vincent, mort le o août précédent.

Je ne sais si je m’abuse, mais il me semble qu’à partir du commencement de la Restauration le talent de Prud’hon subit un affaiblissement marqué. Il fait moins d’ouvrages importants, et ces ouvrages, sans être indignes de lui, trahissent l’incertitude, le découragement, disons le mot, l’amoindrissement des facultés pittoresques. Sous le rapport et de la conception et de l’exécution, ils sont fades ou violents, et les excès dans un sens ou dans l’autre dénotent une décadence relative que l’âge de l’artiste ne suffit pas à expliquer. Prud’hon n’était certainement pas

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