P RU D’ HO N A M. DE SAINT-VINCENT
bellii, tous les efforts de l’art ne peuvent atteindre aux charmes de cette belle nature, et c’est, ce que vous savez aussi bien que moi, Monsieur.
« 11 lia pas été hors de propos de m’avoir fait penser à l’esquisse de Daplmis et Chloé que vous m’avez confiée. Elle ressemble à peine au croquis, que je croyais perdu, qu’il m’est agréable d’avoir retrouvé, puisque dans mes moments de loisir je serai a poitée de satisfaire au désir que vous conservez d avoii quelque chose de moi. Je l’ai placé sous mes yeux pour ne pas 1 oublier, et je m’en occuperai trèsvolontieis dès que mon temps pourra me le permettre. A\,ez encoie un peu de patience; bien qu’il m’arrive d en abuser, cela aura un terme, je l’espère, et mon excuse sera de faire en sorte que vous soyez content.
« Recevez, je vous prie, Monsieur, l’assurance de toute ma considération.
« Piujd’hon1. »
Prud’hon n’exécuta pas cette exquisse, et l’embellie qui s était faite dans son ciel obscur ne dura pas longtemps. Sa santé déclinait rapidement, et il ne s’occupa plus que de deux ouvrages du caractère le plus sérieux :
I. A Monsieur de Saint-Vincent, quai des Augustins, n° 17, à Paris. — L’original de cette lettre appartient à M. Laperlier.