‹ Prud'honChapitre 32 sur 201 · G4 PRUD’HON ET LA FAMILLE FAUCONNIER · texte numérisé non relu

G4 PRUD’HON ET LA FAMILLE FAUCONNIER

« G était le temps, en 1780, où les idées de la révolution commençaient à fermenter ; Louis XVI allait tenter avec Turgot l’épreuve des assemblées provinciales et le retour aux églogues de la politique pastorale. Toute l’inexpérience du siècle se portait aux utopies de l’abbé de Saint-Pierre et entrait avec témérité dans ce grand inconnu qui devint bientôt la terrible bataille du passé avec l’avenir. M. Fauconnier et Prud’hon étaient enthousiastes de la guerre d’Amérique, des réformes de Louis XVI ; ils s’enflammaient à toutes les idées des Encyclopédistes et passaient des soirées ensemble à deviser sur les destinées du pays.

a Quand plus tard Prud’hon revint de Rome à Paris, on le vit aller aux Jacobins, aux Cordeliers avec ses amis et se passionner pour les réputations du jour. Je me rappelle très-bien même avoir entendu dire dans la famille Fauconnier que Robespierre fut, au temps de la Législative, alors qu’il défendait la Constitution monarchique et démocratique enfantée par la Constituante, un des orateurs que Prud’hon aimait à entendre, et que le soir les deux amis revenaient au milieu de la famille, fort exaltés par l’éloquence de l’incorruptible. »

C’est dans cet intérieur modeste et tranquille, au milieu de ces excellents amis, que Prud’hon. tout en

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