‹ Prud'honChapitre 51 sur 201 · L’original de cette lettre appartient à M. Laperlicr · texte numérisé non relu

L’original de cette lettre appartient à M. Laperlicr

PRUD’IION A M. FAUCONNIER. 149

pieds pour la Province, et comme j’ai été obligé d’employer du monde, cela m’a pris tout mon temps et m’a déjà donné beaucoup de fatigue. Demain je commence à le dessiner et à monter et descendre par conséquent très-souvent d’un échafaud de vingt et un pieds de haut. Ce tableau est une copie d’après Pietre de Cortone, qui est un assez mauvais peintre des temps passés et que je ne suis guère content de faire. Mais aussi après cela je pourrai travailler pour moi en toute liberté et chercher à commencer ma réputation. Heureux, mon ami, si dans ce temps vous entendez parler de moi avantageusement ou avec envie ! ce sera bon signe. Adieu, mon cher ami, le temps presse. Je suis et serai pour la vie votre meilleur ami.

a Prud’hon.

« N’oubliez pas ce portrait que je vous ai demandé : c’est le plus sensible plaisir que vous puissiez me faire1. »

La copie est enfin commencée. Prud’hon employa une année au moins à la terminer. 11 rend compte à M. Devosge, mois par mois, pour ainsi dire, des

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