‹ Prud'honChapitre 64 sur 201 · LA VENGEANCE DE CÉKÈS · texte numérisé non relu

LA VENGEANCE DE CÉKÈS

giaphe, au moment de son arrivée à Paris. Mais les gi avuies de Copia nous ont conservé les importantes compositions qu’il exécuta pour le comte d’Harlai. Pa plus importante des trois, la Vengeance de (a>> es, 1 avait, semble-t-il, déjà occupé pendant son séjour à Rome, car M. de Joursanvault fit une gravure de ce sujet d’après un dessin que Prud’hon lui avait sans doute envoyé1 * * * S.. Quoi qu’il en soit, ce premier ouvrage considérable du peintre représente un épisode de la vie de Cérès, mentionné par les poètes anciens et qu’Ovide a repris et brodé suivant son

I. L eau-forte de M. de Joursanvault est rare : je n’en connais

que cinq ou six exemplaires. Ce ne sont que des épreuves d’essai

d une planche qui n aura pas été tirée, car les marges, qui n’ont,

pas été nettoyées, portent un certain nombre de croquis et de caricatures. La composition elle-même est t rès-d i Gère n te de celle de 1 ouvrage définitif. Elle est en hauteur; la table manque; Cérès est nue, à 1 exception des jambes, qui sont couvertes d’une draperie qui vient se rattacher en arrière à l’épaule droite; enfin la vieille présente à la déesse une cruche de forme allongée, et celle-ci, sur le point de boire, s’arrête pour regarder lacchus d’un air courroucé. Cette planche porte : P. Paul Prudon del. — Le bon de Joursanvault sculpt. et au-dessous : Cérès cherchant Proserpine — dédié à madame la baronne de Ileinitz , née baronne de Wrede, etc., épouse de Son Excellence M. le baron de Ileinitz, ministre d’Etat et grand capitaine des mines de

S. M. le roi de Prusse , par son très-humble et très-obéissant serviteur le baron de Joursanvault.

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