‹ Prud'honChapitre 76 sur 201 · IDÉES DE PU U D’ II ON SUU LES ARTS · texte numérisé non relu

IDÉES DE PU U D’ II ON SUU LES ARTS

Ces quelques dessins mal rétribués ne suffisaient pas à nourrir la famille déjà nombreuse de Prud bon. La misère, que les gaspillages et les criaillcrics de sa femme rendaient plus intolérable et plus profonde, était à la maison. Ce n’est pas le courage qui manquait au vaillant artiste, mais 1 occasion dexeicei son talent. 11 n’était pas hostile, tant s’en taut, aux idées et aux institutions nouvelles; cependant il se trouvait absolument isolé. Sa manière, qui tenait au fond même de son organisation, était en contradiction flagrante avec celle de David et de son école, et cet homme d’un génie si souple, d’un esprit si ouvert, si conciliant, si sympathique, ne put jamais prendre sur lui de faire la moindre concession à la mode et d’acheter le succès par l’abandon de ses vues personnelles. 11 admirait David, comme le prouvent ses lettres de Rome, mais il jugeait avec une clairvoyance singulière son système étroit et absolu. 11 s’en expliqua un jour avec M. Voïart, dans une conversation dont son biographe nous a conservé le résumé, et que l’on peut regarder comme sa profession de toi. « Ceux qui prétendent, disait-il, qu’il n’y a qu’une

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