‹ Prud'honChapitre 98 sur 201 · LA TRIBU INDIENNE · texte numérisé non relu

LA TRIBU INDIENNE

1’eflet le plus saisissant. Jamais peut-être la passion n’a été exprimée en traits plus ardents et plus dramatiques, plus puissants et plus imprévus. Prud’hon voulut graver lui-même ce chef-d’œuvre. Il en fit une eau-forte dont on ne connaît qu’un très-petit nombre d’exemplaires. Cette planche est d’une largeur et d’une vigueur admirables, et Prud’hon a fait passer dans le métal l’émotion qui débordait de son âme lorsqu’il créa cet ouvrage. Mais l’artiste, qui n’avait jamais beaucoup pratiqué le burin et qui ne le maniait plus depuis plusieurs années, craignit sans doute de ne pouvoir donner à cette estampe le fini qu’on exige dans une pièce destinée à illustrer un volume, et c’est Roger qui la termina1.

Après Gentil-Bernard, Lucien Bonaparte! C’était tomber de Charybde en Scylla. Le roman de cet homme aimable et lettré est aujourd’hui bien oublié. Je l’ai lu, et il faut avouer qu’il mérite son sort. On assure que Bernardin de Saint-Pierre en eut longtemps le manuscrit entre les mains, qu’il relisait

L’eau-forte de Prud’hon, dont je ne connais que trois épreuves à MM. Il is de La Salle, Galichon et E. Marcille, est avant le titre et porte à la pointe, à gauche dans le cartouche : P. P. Prud'hon inv. incidit. — Le dessin et la gravure de Phrosine et Mélidor furent exposés au Salon de 1798. — M. Hyacinthe Didot possède une petite peinture de ce sujet.

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