‹ Psaphion, ou, La courtisane de SmyrneChapitre 4 sur 9 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

elk-mcme le récit de ses aventures ; c'est ainsi qu'elle nous trace son portrait : « J'avais la taille admirable et la voix jolie. Tappris à chanter, à pincer du luth, à danser, et les meilleurs maîtres de Smyrne s'empressèrent de cultiver mes talents. Mais on eut soin de former mon corps et d'ajouter à la nature tout ce que l'art peut achever. On ne négligea point mon esprit : Cynare s'attacha à l'orner de tous les agréments; un célèbre sophiste fut chargé de m' apprendre la langue attique, c'est-à-dire de me donner ces douces inflexions, ce sel naïf, ces tons délicats et ces finesses de langage qu'on acquiert difficilement hors d'Athènes. Les tendres poésies de Sapho., les molles élégies d'Antimaque, tous les secrets galants, tous les écrits ingénieux sur Vamour, faisoient mes délices. »

« Avouez que voilà une courtisane bien élevée, reprend Frcron, et qu'elle trouverait peu d'égales parmi les nôtres. Je n entrerai point dans le détail de ce roman, qui est plein de ces grâces voluptueuses qui meurent lorsqu'on veut les renfermer dans les bornes d'un extrait... Quelques personnes pourront blâmer dans PsAPHiON des peintures lascives ; les Grâces s'y montrent nues, mais qu on se souvienne que ctsi une courtisane qui parle. »

Fréron n'a pas recherché qv.ds pouvaient être les deux romans prétendus antiques, qui avaient si peu satisfait Meusnier de Querlon qu'd s'essaya dans le

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