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OBsEnvATION VI
(Thomas Savill. S'-Thomas's hospila!i reports. 1888-1889)
La malade, nommée A. B..., est âgée de 27 ans. Il y a eu quelques cas de phtisie dans sa famille; mais il n’est aucunement question de convulsions ou de quelque autre affection nerveuse. A l’âge de six ans, elle était sujelte aux évanouissements et aux attaques de nerfs; plus tard elle a souffert de troubles nerveux de différentes sortes, pour lesquels elle fut admise dans divers hôpitaux. Ces attaques, dont elle ne se rappelle que les trois dernières, consistaient en perte de connaissance avec engourdissement de tout un côté. Maux de gorge fréquents et souvent extinction de voix; une fois même, aphonie complète pendant trois mois. Par deux fois, crachement de sang, mais en petite quantité. Quinze mois avant son entrée à l'hôpital, la malade est tombée dans un escalier et a toujours éprouvé depuis une douleur plus ou moins vive et une sensation de faiblesse à la région dorsale; elle continua cependant à faire son service de femme de chambre jusqu'aux derniers jours qui ont précédé son entrée. Les règles étaient très irrégulières.
Pour condenser l'observation de ce cas, qui comprend une durée de deux ans, on peut le résumer en trois périodes :
4° La malade fut d’abord admise à l'hôpital de Paddington, en janvier 1887, pour un violent mal de gorge (amygdalite et pharyngite). Les poumons et les autres viscères étaient dans leur état normal, et, on peut noter de suite qu’ils sont toujours restés sains ; |
2° La convalescence de celte amygdalite fut un peu longue. Cependant, la malade se levait, quand, eu mars 1887, deux mois après son entrée, on remarqua de la raideur dans les muscles du cou. Ce symptôme augmenta et fut bientôt suivi de douleur et d’hyperesthésie au niveau des cinquième et sixième vertèbres cervicales. Cette douleur était augmentée par la pression sur le sommet de la tête et par les mouvements. Un autre point sensible apparut au niveau de la troisième dorsale. On fit alors coucher la malade sur le dos et sur une surface plane. Cependant, la douleur rachidienne et l’hyperesthésie persistèrent. Cette dou-