‹ Pseudo-Mal De Pott:Chapitre 17 sur 27 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

(due à l’obligeance de M. le professeur Poncet)

Mie A. F..., âgée de 13 ans, est amenée par sa mère dans le cabinet de M. Poncet, le 26 novembre 1890. L'enfant est pâle, amaigrie, non réglée. Au dire de sa mère elle est très nerveuse, particulièrement

impressionnable, Depuis 45 à 20 jours, elle se plaint d’une douleur dans

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les reins, qu'augmentent la marche et les mouvements de la colonne vertébrale. A. l'examen de la région, M. Poncet ne remarque aucune déformation du côté de la colonne vertébrale ; mais la pression est douloureuse à l’union de la 12€ dorsale et de la 1'e lombaire. Les mouvements de flexion du tronc sont douloureux et s’exécutent difficilement. Depuis 5 à 6 mois, d’après les renseignements donnés, l’enfant aurait beaucoup grandi. Le diagnostic posé par M. Poncet fut celui de mal de Pott probable, tout en faisant des réserves sur la possibilité d'une ostéalgie de croissance accrue par le nervosisme de la petite malade. 11 conseilla un traitement général avec de la révulsion locale et une immobilité relative. L'enfant fut pesée le lendemain de cette consultation, son poids était de 43 kilos 500. Elle fut ramenée à M. Poncet le 21 décembre de la même année, environ un mois après. A ce moment, il n’existait plus aucune douleur à la pression, plus de gêne dans les mouvements; l’état général était excellent, l'enfant avait augmenté de 1,500 grammes et pesait alors 45 kilos.

OBSEKVATION XI

(Boston médical and surgical journal, 14 octobre 1886)

Une femme d'environ 30 à 35 ans, en traitement dans un service de

chirurgie depuis 4 ou 5 semaines, sans amélioration, fut envoyée au D' Morton Prince. Elle se plaignait d'une grande douleur siégeant à la

partie postérieure du cou et remontant de chaque côté de la tête et vers la région de l’occiput. Les muscles du cou étaient raides et la tête fixée. Grande sensibilité au niveau des vertèbres cervicales; le moindre choc sur le sommet de la tête, le moindre mouvement causent une douleur très vive. On avait pensé auparavant à une carie vertébrale, surtout à cause de l’état général de la femme qui est irès anémique et très débilitée. Son expression indique un état de souffrance prolongé. 11 existe un engorgement des ganglions sous-maxillaires. Douleur au niveau des 4me et 8me dorsales. :

La malade guérit presque subitement à la suite d’un vésicatoire sur

ia région dorsale du rachis et son affection ne reparut pas.

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