‹ Pseudo-Mal De Pott:Chapitre 9 sur 27 · PS RES · texte numérisé non relu

PS RES

lations de la colonne vertébrale en donnant lieu à des raideurs, à des douleurs vives spontanées ou provoquées par les moindres mouvements, par la moindre pression, comme nous les rencontrons dans l’articulation de la hanche ou du genou. Il n'y a là rien d'impossible. Si à ces symptômes, du côté du rachis, s'ajoutent une sensation de faiblesse, des douleurs en ceinture, de la raideur des muscles des gouttières, de la paraplégie même, l'ensemble de ces phénomènes fera porter le diagnostic de mal de Pott. Cependant, au bout d'un temps plus ou moins long, sous l'influence d’une forte émotion, d’un traitement quelconque, on verra subitement disparaître la lésion, comme on voit guérir une coxalgie hystérique. Or, la coxalgie vraie, le mal de Pott vrai, peuvent s’arrêter quelque temps dans leur évolution, rester stationnaires pendant des années ; mais la lésion ne rétrocède pas, il en reste toujours quelque chose. L'enfant ou l'adulte qui a eu l’articulation du genou envahie par la tuberculose guérit en conservant son membre raide ; celui qui a eu une lésion tuberculeuse de la colonne vertébrale vit avec sa gibbosité. Tel n’est pas le sort des malades qui font l’obiet de nos observations. Quelques unes, après avoir souffert pendant des années, après avoir subi toutes sortes de traitements, ont guéri sans l'intervention du chirurgien ou à la suite d’une médication qui eut été absolument funeste à un mal de Pott vrai. Il n’y a rien de plus naturel que de rapporter ces faits à l’hystérie. L'étude approfondie des malades fait trouver, du reste, des stigmiates de cette névrose.

Notre intention est donc de signaler une manifesta-

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