SYMPTOMES CLINIQUES
Le début de la maladie est le plus souvent insidieux. Le malade ressent une douleur vague dans la fosse iliaque, la marche devient gênante et fatigante, le malade boîte. Quelques jours plus tard, la douleur s’irradie et devient de plus en plus violente, la température monte, l’impotence fonctionnelle du membre qui s’accentue obligent le malade de s’aliter. A l’interrogatoire, on apprend qu'un accident auquel le malade n’a pas fait attention s’est produit il y a quelques jours. C'était une contusion, un coup, une chute, un exercice violent ou une lésion superficielle. Rarement, le malade éprouve tout de suite de la douleur; le plus souvent, elle n'apparaît que quelques jours après. Le tableau clinique se complète par le signe classique, la flexion de la cuisse sur le bassin. Elle est en même temps en abduction et en rotation externe. Le flexion du membre est presque constante (signe de la Motte), l’abduction et la rotation externe font parfois défaut.
À l'examen, on voit un malade dont l’état général est très altéré. Il a l’aspect des grands infectés: les yeux brillants, le teint terreux, la peau moite. La température est de 39°-40°, le malade se plaint de frissons, les urines sont rares. Parfois, il présente des signes péritonéaux. La palpation nous fait sentir une masse dure, qui semble adhérente à l’arcade. La paroi abdominale est souple, mais si la maladie évolue depuis longtemps, l'empâtement monte au-dessus de l’arcade. La pression de la collection est douloureuse. SANGOLPHE a considéré comme signe précoce de la psoïtis, la douleur à la pression du petit trochanter. L’articulation n’est pas atteinte, car on arrive à mobiliser la
RTS
hanche et modifier l'attitude vicieuse du membre. Seule la flexion est irréductible, et les tentatives d'extension sont douloureuses et s’accompagnent d’une ensellure dorso-
lombaire.
Il faut compléter l'examen par la radiographie pour savoir s’il n’y a pas de maladie osseuse primitive. L’examen du pus renseigne sur l’agent microbien en cause et l'examen du sang, s’il montre une augmentation considérable des leucocytes avec prédominance des polynucléai-
res, confirme la suppuration aiguë.
ATOS