‹ Psyché: poëme (volume 2)Chapitre 40 sur 68 · Livre à des bras humains le royaume des chênes · texte numérisé non relu

Livre à des bras humains le royaume des chênes

Dieu le veut, les cités déplacent les forêts.

Et le désert souvent suit la cité de près.

Conmie l'arbre, à son jour, quitte ou reprend sa feuille.

Quoi que fasse en ses flancs la ruche et qu'elle veuille.

Ainsi, docile au vent toujours prêt à souffler.

Le monde en ses saisons doit se renouveler.

Sur les coteaux ombreux pour qu'un peuple y fourmille. Fais place avec la hache à ta jeune famille;

Là, sous les cerisiers encor rouges de fruit,

Mille bruns moissonneurs souperont à grand bruit;

De beaux enfants joufflus, rentrant le soir aux granges.

Passeront en chantant sur le char des vendanges.

Et les joyeux voisins viendront se convier

A rompre le pain blanc au pied de l'olivier.

Et tout ce peuple heureux des vastes métairies.

Uni pour le travail en douces confréries.

Célèbre en ses chansons Tancêtre courageux

Qui de l'âge de fer vit les joui*s ofageux,

Pjnépara le désert à la culture hiunaine.

Et, pour faire à ses fils un plus libre domaine.

Brava, tout en pleurant l'ombre qu'il adorait.

L'amour et la terreur de l'antique forêt^

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