‹ Psyché: poëme (volume 2)Chapitre 63 sur 68 · A LA PROVENCE · texte numérisé non relu

A LA PROVENCE

Puisque assis au foyer de tes chaudes collines, J*en ai bu les parfums dans Fur de ton soleil, Puisque tes pins, touchés par les brises marines, Bercent si doucement mon rÔTC ou mon sommeil ;

Puisqu*en me réchauffant, comme eût fait une mère, A ton hôte engourdi tu rends force et galté, Je dois, en mes adieux, selon le vieil Homère, Payer d'une chanson ton hospitalité.

N'es-tu pas, à l'égal de la blonde lonie.

Riche de l'olivier, de la vigne et du miel; N'offres-tu pas, comme elle, aux pinceaux du génie L'azur au bord des mers, la pourpre au fond du ciel ?

A l'abri de tes caps ruisselants de lumière.

Heureux de contempler des horizons connus.

Les fils des Phocéens, debout sur leur galère. Dans le golfe natal se croyaient revenus.

Page 1