‹ Psyché: poëmeChapitre 15 sur 52 · I.ES CÈDRES · texte numérisé non relu

I.ES CÈDRES

Notre ombre qui t'embaume, ô belle reine en pleurs! Nos fronts chargés d'oiseaux, nos pieds couverts de fleurs-. Des vents en nos rameaux la mélodie errante , La calme ascension de la sève odorante. Et l'aurore couvrant nos feuilles de saphirs. Nous échangerions tout contre un de ces désirs !

Il est donc quelque part un dieu, puisque tu l'aimes.

Qui dépasse^ à Psyché ! tes beautés elles-mêmes; Un être plus puissant^ qui verse autour de soi Plus de grâce et de vie^ et plus d'amour que toi!

La terre t'appartient, et chaque homme t'adore ; Toi qui peux concevoir plus de bonheur encore, Qui rêves d*un soleil à nous autres voilé.

Tu te plain« du désir qui te Ta révélé !

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