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CONVEXITÉ

Le cerveau antérieur forme, autour de la fosse (f. de Sylvius), qui prend naissance par retard de développement de la face externe, un arc.

La branche supérieure de cet arc est l'extrémité frontale, sa branche inférieure, l'extrémité temporale; le sommet est la région occipitale.

La partie supérieure de l'arc, par l'intercalation du lobe pariétal entre les régions frontale et occipitale, est la plus longue L'insula (fig. 4. S.) proémine à la face inférieure de l'extrémité frontale où se forme le lobe olfactif. Derrière ce lobe, le cerveau intermédiaire devenu visible à la base, forme la région de l'Infundibulum au bord antérieur de la courbure pariétale (v. fig. 4).

Étudions maintenant le fond de la scissure de Sylvius — l'insula — sur des coupes à travers le cerveau adulte. Dans ce but la coupe longitudinale et la coupe verticale frontale sont également instructives (fig. 5 et 6). Vers le centre au fond d'une fente — la scissure de Sylvius (LS) — la fosse de Sylvius forme un cul-de-sac dont la base est l'insula (J). Les parois extérieures

de la fosse de Sylvius (absentes chez le fœtus) se forment par le

développement en circonvolutions de la convexité; cet accroissement a poussé les bords de la fosse de toute part au point de la recouvrir :

Ainsi il ne reste plus qu'une fente. (F. S. — scissure de Sylvius) pour donner accès dans la fosse de Sylvius.

L'arc du cerveau antérieur formé autour de la fosse de Sylvius a subi son accroissement surtout dans une direction latérale vis-à-vis des parois crâniennes; au contraire, la région de la fosse de Sylvius en donnant naissance par sa profondeur aux ganglions, s'est développée vers l'intérieur de la cavité cérébrale (fig. 5et6).

La scissure de Sylvius n'est pas une fente tout à fait simple; elle ne consiste pas uniquement en deux lèvres épaisses — l'opercule et la circonvolution temporale supérieure — qui recouvrent la fe7ite supérieure et la fente inférieure, de Burdach (fig. 6); en outre,

Fig.

Cz'-

Coupe longitudinale et horizontale du cerveau dit " cercocetius griseoviridis . "

F. Extrémité frontale. O. Région occipitale du cerv. antérieur. A. Corne d'Ammon. B. Ecorce. M. Substance médullaire. /. Insula. F. S. Scissure de Sylvius. V. Corne antérieure. F^j. Corne postérieure du ventricule latéral. T. Corps calleux. S. Septum. Ne Na noyau caudé et Zi Li. Noyau lenticidaire (ganglions du cerveau antérieur). Cpe. Capsule externe, substance blanche recouvrant immédiatement le noyau lenticulaire à l'intérieur de laquelle se trouve Vavant-mur puis la substance blanche peu épaisse de l'Insula. Ca. Cofnmissure antérieure. Th. Cerveau intermédiaire, couche optique. Th'. Pidvinar. Cm. Commissure moyenne Qu. Cerveau moyen. Corps qtiadrijumeaux. Bs. Bras du tubercule quadrijumeau antérieur. Aq. Aqueduc de sylvius. Gi. Corfjs genouillé interne. Ge. Corps genouillé externe. T. Tegmentum. Calotte. Cpi. Partie antérieure de la capsule interne entre le noyau caudé et le noyau lenticulaire. P. Partie postérieure de la capsule interne entre la couche optique et le noyau lenticulaire, faisceaux d'origine du pédoncule cérébral. Om. Système de projection du lobe occipital pour le pulvinar, pour les corps genouillés internes et externes, pour les tubercules quadrijumeaux inférieurs, ("£2,) et pour les pédoncules cérébraux.

FiG. 6.

des branches de la fente supérieure — fente antérieure et fente postérieure, de Burdach — délimitent une paroi antérieure et

une paroi postérieure en avant et en arrière de l'insula (fig. 5).

Ces fentes sont accessibles de l'extérieur par les brandies antérieure ascendante et postérieure (ramus adscendeus anterior et posterior) de la scissure deSylvius. Labranche ascendante antérieure siège en arrière de la face orbitaire du lobe frontal; la branche postérieure en avant de l'origine de la première circonvolution temporale. L'opercule se trouve entre les branches ascendantes de la scissure de Sylvius.

Chez l'homme, où l'insula

cercocebus griseoviridis. nossèflc d'ordinaire SIX rirmn-

/^Insiila recouvert par l'opercule et la ire cir- P^f'^^et-'^^ UlUlIldlICbiX 011 LUI!

convolution temporale. Gf, Gyrus fornica- vnlntinn'j pIiIppu vpr« 1p hniit tus. Tb, Corps calleux. Ne, Noyau caudé. VUIUIIUIIS t^ldlLCh Vtlh 10 lldUl

Ve, Ventricule latéral VIII Ventricule g^ formC d'évCUtail, CellcS-ci

moyen. Th, Couche optique, /a. Pilier des- '

cendant de la voûte, r». Pilier ascendant, gg prolongent CU haut daUS IcS

st i, Racine inférieure de la couche optique *^ ^ ^

venant de l'anse pédonculaire. JJ, Chiasma. cirCOnVOlutioUS de l'operCule,

Il , Un faisceau parallèle au chiasma. , ^ ^

yl, amygdale. Ca, prolongements temporaux en arrière et CU baS danS la

de la commissure antérieure, il, L'^, Z,3, ^ .

Noyau lenticulaire. Ce, Capsule interne. Cl, facC SUpériCUrC dc la première

Avant-mur. Tp, Lobe temporal. . , .

Circonvolution temporale

(Huschke). On voit naturellement ces circonvolutions d'abord après l'arrachement de la tige du cerveau avec l'insula, l'œil regardant la face médiane de l'hémisphère en même temps que la partie interne de l'arc hémisphérique.

Ni la convexité du cerveau humain, ni surtout celle du cerveau du singe ne laissent voir les branches ou rameaux ascendants de la scissure de Sylvius aussi nettement que le cerveau des carnassiers. Chez ceux-ci, cette configuration est surtout évidente (fig. 7). Dans le cerveau de l'ours on reconnaît aisément une extrémité

Coupe ti'ctnsverse frontale du cerveau du

émoussée inférieure de l'opercule (€£>), un rameau ascendant antérieur très développé {Ma) et un rameau ascendant postérieur

FiG. 7.

Cerveau d'ours, surface externe.

Fr, Occ, Tm Extrémités frontale, occipitale et temporale. Olf, Lobe olfactif. Une, Crochet. Ct?, Cervelet. Of'?, Moelle allongée. CS, îxû, Hp, Scissure de Sylvius, rameau antérieur, rameau postérieur ascendant. (H Ligne centrale, ôli, Ligne arciforme inférieure (scissure parallèle). SI" Ligne arciforme supérieure (scissure interpariétale). A, Région de la circonvolution centrale antérieure. P, De la postérieure, arc. I, arc. II, arcs pariétaux supérieurs et inférieurs, il et L^, Circonvolutions pariétales inférieures. L^, Lobe pariétal supérieur. L^, L-, L^, Circonvolutions temporales.

plus long. De même à la base du cerveau de martre (fig. 10 à droite) les rameaux ascendants antérieurs et postérieurs sont très accentués.

La scissure de Sylvius, qui cache, ici, un insula tout à fait rudimentaire, arrive le long de l'opercule contre le lobe olfactif (Ge) ce que l'on voit d'ailleurs aussi dans la fig. 4, sur un cerveau humain embryonnaire.

Dans le lobe olfactif, resté à l'état rudimentaire dans le cerveau adulte de l'homme, la circonvolution olfactive externe est indiquée par les fibres médullaires blanches externes du Trigone olfactif {ûg. 15 G e, fig. 18).

Outre la fosse de Sylvius — qui ne manque même pas chez les mammifères dont le cerveau est dépourvu de sillons — on distingue à un degré plus élevé de perfectionnement une série de sillons (ijpiqiies qui divise en régions les circonvolutions de la surface du cerveau antérieur. Ces sillons permettent de s'orien-

ter. Cette orientation, outre son importance morphologique, n'est pas sans utilité pour la conception et l'explication des notions fournies par l'expérience physiologique sur les cerveaux des animaux.

Du moment que nous possédons un type clair permettant d'identifier les différents endroits du cerveau de l'homme et du cerveau des mammifères, l'analomie pathologique et l'expérimentation physiologique nous donnent des conclusions importantes et des notions utilisables.

On trouve des sillons typiques sur le cerveau humain dès le sixième mois de la vie intra-utérine. Je n'ai pas eu, personnellement, d'occasion suffisante d'étudier des fœtus humains. Je remplacerai cela par la description du cerveau du singe. Cette manière de faire se légitimera par l'assertion de Bisclioff^ que les cerveaux de singe ne sont pas des réductions du cerveau humain mais en représentent dans leur forme définitive, des stades de développement. Dans le cerveau du singe se dessine très nettement une

ligne (C) médiane radiée nommée encore sillon central ou sillon de Rolando. Les lignes radiées primaires parlent en divergeant du bord supérieur de l'arc formé par le cerveau antérieur et

FiG. 8.

Légende. Cerveaic du Hamadryas.

Fr, Exirémité frontale. Tm, Extrémité temporale. Occ, Région occipitale. SI', Ligne frontale inférieure. B[\ Sillon frontal supérieur, p^, sillon radié antérieur ou ligne prae centrale, rC, silloji interpariétal de Ecker, ligne radiée postérieure. £$, Scissure de Sylvius. Hp, Rameau ascendant postérieur. Ôl', Premier sillon temporal. Scissure parallèle. BoCC. t. Sillon perpendiculaire externe (sillon du singe), arc. occ. Lobe occipital, arc. II, arc pariétal supérieur, arc. I, arc pariétal inférieur, il, L-i, L', Première deuxième, troisième circonvolutions temporales. 6 pa, Sulcus prae occipitalis. Cm, Cervelet. Ohl, Moelle allongée.

Viennent converger au bord inférieur vers l'opercule. En avant du sillon central, limite du lobe frontal, se trouve le sillon radié antérieur ou lujne précentrale (pC) (4).

(1) Scissure parallèle frontale, sillon praerolandique (Broca).

SURFACE f)U CERVEAU.

Avec le sillon frontal inférieur (01') cette ligne représente une arbalète : le sillon précentral est l'arc, le sillon 51' est la flèche. Derrière le sillon central (ou de Rolando) se trouve la ligiie vadiée postérieure qui traverse le lobe pariétal rectangulaire, formant un lobule supérieur et un lobule inférieur. Aussi Eeker l'appelle scissure interpariétale. Le lobe pariétal du singe est limité en avant par "la ligne centrale, en haut par le bord de l'arc hémisphérique, en bas par la scissure de Sylvius, en arrière par la scissure perpendiculaire externe, surtout développée chez le

FiG. 9.

Convexité du cerveau antérieur de Vhomme. J, Insula. £5 Scissure de Sylvius. Cette indication est inscrite sur la lèvre temporale de la scissure. Sur l'Insula se trouve Toperculum limité par le rameau antérieur ascendant qui se dirige vers l'annotation SU et le rameau postérieur qui se dirige vers l'annotation arc I. C, Sillon central. pC, ligne précentrale (ligne radiée antérieure). l'C (5op), ligne radiée postérieure (Sulcus occipito-parietalis) S acC. ligne perpendiculaire externe (sulcus occipitalis). 51^, 51' lignes longitudinales à l'extrémité frontale et temporale. Spo (sulcus prae occipitalis). Sillon prae occipital. H sous G trs. Ire circonvolution frontale (3e pour les auteurs français). L2, Z3, Circonvolutions frontales longitudinales. -Li, 1,-ï, Les circonvolutions longitudinales pariéto-temporales, Ke et 2e temporales. L'^, Circonvolution longitudinale occipito-temporale ou 3e temporale. 5 po Circonvolution pi'aeoccipitale. Gyrus fusiformis. Ca, Circonvolution frontale ascendante. Gyrus centralis antérior. Op, Circonvolution pariétale ascendante. Gyrus centralis postérior. Ps [Qu], Lobe pariétal supérieur, arc I, arc II, arcs pariétaux supérieurs et inférieurs. S OfC. C Sillon perpendiculaire externe, ligne simienne. Cu, occ, occi, les trois circonvolutions occipitales de Ecker, cu représente la convexité du coin, cuneus et occ, i la convexité du Gyrus lingualis, cm sulcus calloso-marginalis, at^c. occ. arc occipital.

iO

sir>ge (sillon du singe) (fig. 8. 0. o(C. e). Ce dernier sillon est situé en arrière des lignes radiées.

Ce sillon, déjà moins accusé chez les singes plus élevés dans la série, est souvent très peu prononcé, parfois même à peine reconnaissable dans le cerveau humain. Néanmoins, quelque variable et petit qu'il soit, on doit le considérer comme une ligne typique. Il est situé derrière la seconde circonvolution pariétale (arc pariétal II). Le bord antérieur du sillon simien se présente comme limite postérieure du lobe pariétal, mais seulement chez les singes les moins élevés. Aussi prend-il le nom de operculutn lohi occipitalis. Chez les singes plus élevés dans la série, les relations et rapports se rapprochent plus du cerveau humain.

D'après une opinion acceptable de Reichert, on doit compter au nombre des lignes radiées la scssiure parallèle séparant la seconde et la première circonvolution temporales. (Fig. 8, 01') : Elle porterait le nom de sillon radié inférieur. Dans leurs trajets

courbes, au-dessus de l'extrémité de la scissure de Sylvius, vers Voperculum, ces lignes se présentent comme quatre sillons radiés convergeant vers le bord supérieur de la scissure de Sylvius.

Après cet exposé préalable du scbema de la surface du cerveau simien, étudions tour-à-tour les diverses parties du cerveau anté-

Cerveau ée Mustela. l'i^Ur dc l'IlOmmC, du siugC et dcS

Fr, Extrémité frontale. Tin, Extrémité Camassicrs. temporale. Occ, Extrémité occipitale. \ 1 \ \ l i ii

îlia,lliV, Rameaux ascendants delà scis- !• ■^^ '^006 fl'OJltal. il aC-

sure de Sylvius. Vers leur milieu court quiert, chcZ l'bomme, UU dévC-

la circonvolution olfactive externe Ge. ^

OZA Bulbe olfactif. Ge, Lobe olfactif. i«, loppcmCUt tel qUC, après l'cnlè-

Région de la membrane perforée an té- vp,-nf.nt flpQ o-nno-lian« ot A a l'in

rieure.J/,Cliiasma.JM.Infundibulumet ^^ment ClLS gangllOnS et ClC iHl-

corps mamillaire. Prf, Pédoncule céré- Sula, il représente CU DOids 41 à

bral. F, Pont de Varole. P, Pyramide, .r^ . nr\ i i' ^ /i i

Rh, Corpus rhomboïdeum. Cbl, Cerve- '*^ P" ^^^ dC 1 arC total dcS Cir-

let. 6^r, Gyrus fornicatus. ^, Amygdale. COUVOlutionS, taudis OIIC cbcz Ic

-Li, i?, Circonvolutions inférieures du . ,, ., ^

lobe temporal, vers le lobe pariétal. SlUgC et 1 OUrS il représente rCS-

pectivement 55 p. 100 et 50 p. 100. Chez les singes, inférieurs , chez qui existe un sillon central — sillon de Rolando — mais chez qui la circonvolution frontale ascendante manque, cette circonvolution est déterminée seulement par le sillon praecentraL En revanche, chez l'homme, la circonvolution centrale antérieure, — Gyrus centralis anterior, — est nettement limitée par le sillon précentral. La masse du lobe frontal, placée en avant de ces sillons radiés, est très considérable. En avant de ces sillons radiés verticaux, se trouvent encore deux sillons longitudinaux typiques : Siilci longitudinales. La ligne longitudinale inférieure BV dessine une circonvolution arciforme, à cheval sur le rameau ascendant antérieur de la scissure de Sylvius, c'est le Gyrus transitorius. Cette circonvolution s'avance de la partie de la convexité placée en avant de l'opercule, vers la face orbitairc du lobe frontal. (Fig. 9, devant J.) Le bord inférieur de la convexité se continue avec l'écorce de la portion orbitaire placée en dehors du lobe olfactif et nommée — dans les formes plus simples — par Leuret, Gyrus orbitcdis. On voit sur le cerveau de l'ours, le bord antérieur de l'opercule se recourber en une circonvolution qui, passant au-dessus du rameau antérieur ascendant de la scissure de Sylvius, arrive à la face orbitaire où elle siège en dehors du lobe olfactif (près de Ha). Le lobe frontal du cerveau de l'ours est donc aussi caractérisé par un Gyrus transitorius correspondant à la circonvolution frontale homonyme du cerveau humain.

Le lobe frontal du cerveau de Thomme possède (6"), un second sillon, concentrique au sillon inférieur, qui sépare les circonvolutions frontales supérieures. (Fig 9, L', L-). De même que le Gyrus transitorius, elles s'avancent de la convexité à la face orbitaire. A la base du cerveau de Martre, on voit également que la substance corticale de l'opercule (entre îla et Ge), contournant le rameau antérieur ascendant (lia), parvient à la face orbitaire en dehors du lobe olfactif. -

Le lobe frontal de l'homme compte donc : 1"* quatre sillons importants, deux verticaux, à savoir : le sillon central et le sillon précentral, et deux sillons longitudinaux, à savoir : le sillon longitudinal supérieur et le sillon inférieur, et ^"^ quatre circon-

volutions typiques, à savoir : 1° la circonvolution centrale antérieure (cire, frontale ascendante), 2" les circonvolutions longitudinales inférieure, 5" moyenne, 4" supérieure.

Les circonvolutions du lobe frontal ne se présentent pas toujours et partout aussi typiquement divisées que dans la ûg. 9.

En effet, il se forme des anastomoses qui unissent des circonvolutions séparées ordinairement et interrompent, comme par un pont, les sillons. En second lieu, on voit parfois des sillons — appelés secondaires et tertiaires — diviser des circonvolutions typiques et limiter — si elles décrivent un cercle dans l'écorce — des formations nommées Insulaires.

Ces anastomoses et les sillons secondaires sont, chez l'homme, l'expression d'un développement en largeur plus complet de l'écorce.

En troisième ordre, le type ordinaire est rendu plus complexe par l'apparition d'un nombre plus considérable d'Anses (ansae), de cour- Fr, Extrémité frontale. Tm. Extrémité tem- , ^ . , ,. , ,

poraie. Occ, Extrémité occipitale. Oif, Lobe bures des Circonvolutions etpar des olfactif. 5 rr Suicus cruciatus. FS, Scissu- sinuosités plus tassées. Ces trois re de Syivius. $11, 5l2 Sillons temporaux, anomalies de formation corticale XI, L-, L^, Circonvolutions temporales. Gf,

Gyrusfornicatus.^, Amygdale. $pa Sillon peuvent intervenir ensemble en un prae occipital. //, chiasma du nerf optique, même endroit et dans des endroits J, Infundibulum. M, Corps maraillaire. L^ i ' t ri* +• +•

Lamecribléepostérieure.Prt, Pédoncule ce- rapproches. La distinction du type rébrai. V, Pont de Varoie. P, Pyramide, n'est pas parallèle à la pauvreté en

Cerveau de IIamadryas.

Rh, (^.orps rhomboïde. 0, Olive inférieure. R, Corps restiforme. Cbl, Cervelet. M, Moelle.

circonvolutions. Par la richesse en circonvolutions, le cerveau humain est plus éloigné des cerveaux des singes et des carnassiers que de ceux des herbivores et des cétacés. Donc la supériorité de la surface cérébrale, tout au moins, ne gît pas entièrement dans sa richesse en circonvolutions.

La face orbilaire du lobe frontal du cerveau humain, est dans sa forme typique, très semblable à celle du cerveau du singe (fig. 1 1 et 15.) Sans doute on trouve chez l'homme le sut-

dis reclus, absent chez le singe, où se loge le lobe olfactif (fig. 11 et 18 o//). Mais précisément parce qu'il ne se voit pas sur le cerveau simien, malgré un lobe olfactif relativement plus considérable, ce sillon n'a pas la signification d'une loge pour le lobe olfactif.

Le sulcus rectus accomplit la division en deux circonvolutions parallèles de la troisième circonvolution frontale. La propension à cette division de la circonvolution limitrophe s'annonce déjà par la présence à la convexité de lignes secondaires nombreuses mais incomplètes (fig. 9. L")

En dehors du sulcus rectus se trouve le sillon crucial (sulcus cruciatus. Il serait mieux désigné sous le nom de sillon en forme de H à la base du cerveau de singe (fig. 10 0. cr) et à la face orbitaire à hachures dans le dessin de la figure 15, ce sillon est nettement indiqué. La circonvolution frontale moyenne est interrompue par le sillon transversal de H. Si cette ligne transversale fait défaut — comme chez certains singes — on a une série de quatre circonvolutions frontales.

Par ses variations, le sillon crucial offre l'image la plus instructive d'une diversité de formes que l'on peut ramener néanmoins à un môme type originel. Par la ligne transversale de l'H, la circonvolution moyenne est pour ainsi dire brisée. Souvent une anastomose delà circonvolution moyenne ou troisième avec la première circonvolution de la face orbitaire passe à travers la ligne transversale de l'intérieur vers le dehors pour réunir des plis typiquement séparés. Alors la face orbitaire présente trois circonvolutions transversalement l'une derrière l'autre. D'autres fois une anastomose remplace la ligne transversale et réunit les parties antérieures et postérieures de la circonvolution moyenne : on voit donc trois circonvolutions droites en dehors du sulcus rectus et parallèle à la circonvolution interne, la quatrième de la face orbitaire. Dans les deux cas, des anastomoses donnent naissance à des dispositions opposées de la face orbitaire. Mais les deux anomalies rentrent complètement dans l'une des déviations du type cortical énumérées plus haut : il n'y a ici qu'une union entre parties typiquement séparées. Par l'apparition de lignes compliquées le sillon cruciforme peut prendre la forme d'une étoile. Il est très rare qu'il manque, chez l'homme, des sillons secondaires.

Quant à la troisième face du lobe frontal — face médiane —

on ne peut distraire sa description de l'étude générale de la face médiane du cerveau (fig. 15 p. 18).

Lobe pariétal. — 11 faut recourir à l'étude de ce lobe chez le singe pour le comprendre sur le cerveau de l'homme. Il a pour limite en avant le sillon central (sillon de Rolando) et pour circonvolution antérieure la circonvolution centrale postérieure (cp). Le cerveau de l'homme montre en arrière de ce sillon (fig. 9) un sillon radié postérieur — sulcus interparietaiis — qui divise diagonalement la région pariétale jusqu'au bord supérieur de l'hémisphère (îîe [00j)]îic). La ligne radiée postérieure (scissure interpariétale) se distingue du sulcus interparietaiis du singe : en effet, au lieu de se terminer au sulcus occipitalis (sillon perpendiculaire) elle se poursuit au-delà et forme un sillon interoccipital (sulcus interoccipitalis 0 0jj). Donc le lobe pariétal supérieur, à cause de sa continuité avec les circonvolutions occipitales, manque de limite postérieure. Le sillon interpariétal total délimite dans l'écorce un plissement arciforme pariétal et occipital. La deuxième ligne typique de ce lobe est le rameau ascendant postérieur de la scissure de Sylvius, la troisième est formée par la portion pariétale de la scissure parallèle.

Le lobe pariétal supérieur de l'homme s'unit souvent par une anastomose verticale au lobe inférieur. Il en résulte, en arrière de la circonvolution centrale postérieure, un long sillon vertical qui peut être confondu avec la ligne centrale ou sillon de Rolando, par une orientation défectueuse.

Les circonvolutions pariétales supérieures forment un lobule triangulaire à base supérieure. Ce lobe pariétal supérieur [Husclike) est la face extérieure du Lobiis quadratus, de l'avantcoin. (Fig. 9, Ps, Qo).

Le lobe inférieur continue tantôt simplement la circonvolution centrale postérieure; tantôt cette origine est plus complexe. Située sous la ligne inter-pariétale et en avant du rameau postérieur de la scissure de Sylvius, la circonvolution pariétale inférieure — chez les singes, par exemple — se continue par deux circonvolutions arciformes placées l'une sur l'autre. (vonBlscliojJ). L'arc antérieur ou inférieur (fig. 8 et 9, arc I), contourne le rameau ascendant postérieur de la scissure de Sylvius , et se

SURFACE DU CERVEAU. -lo

poursuit clans la circonvolution temporale supérieure. Dans le même lobe pariétal, le second arc (arc II), — arc supérieur et postérieur, — dont le pivot est constitué par la scissure parallèle, se continue dans la deuxième circonvolution temporale (L-). La limite postérieure de cet arc est fournie par un sillon tantôt bien développé, tantôt raccourci par des anastomoses avec le lobe occipital. Ce sillon est le sillon perpendiculaire externe — Sulcus occipitalis externe, — rudiments de la ligne simienne. (Fig. 9, é, occ. f).

Ici, comme là, la limite antérieure est formée par la ligne centrale, la supérieure par le bord convexe de l'hémispbère, l'inférieure par la moitié postérieure de la scissure de Sylvius, et son rameau ascendant postérieur, enfin la postérieure par la scissure perpendiculaire externe qui limite l'arc pariétal II. (Fig. 8, 0. ofc. f .)

Le double passage arciforme des circonvolutions pariétales inférieures du singe, dans les deux circonvolutions temporales supérieures (arcs pariétaux), est le point de départ pour la conception de l'analogie déformation du cerveau humain. On voit, avec la simplicité d'un schéma, sur le cerveau simien (fig. 8), l'arc I se courber autour du rameau postérieur de la scissure de Sylvius, pour redescendre vers la première circonvolution temporale et autour de la scissure parallèle l'arc pariétal II s'élever jusqu'au bord de l'hémisphère et se repliervers la seconde circonvolution temporale, le long de la scissure parallèle.

Non toujours, mais fréquemment, le premier arc pariétal de l'homme est indiqué par un sillon. (Fig. 9, au-dessus de arc I). Ce sillon est ordinairement superficiel, mais à coup sûr typique, comme on peut s'en assurer sur le cerveau des carnassiers. Que les lignes typiques soient toujours les plus profondes [Pansch), c'est là une proposition qui certainement admet des exceptions. Parfois, et non rarement, une anastomose relie le bord supérieur du premier arc pariétal au bord inférieur ou concave du second (circonvolution verticale entre arc I et arc II). C'est la règle chez le chat (circonvolution du chat). Sur l'origine mécanique des circonvolutions, Wunte, Heule, L. Meyer et Meynert se sont étendus, selon nos connaissances actuelles.

Le lobe pariétal du singe et de l'homme présente à la convexité quatre circonvolutions. 1. La circonvolution centrale postérieure; 2. La circonvolution pariétale supérieure (lobe pariétal supérieur, Lobus quadratus) , souvent unie à la précédente; 5. L'arc pariétal inférieur; 4. L'arc pariétal supérieur, provenant souvent par une racine, de la précédente (1). La circonvolution centrale postérieure et la partie antérieure de l'arc pariétal inférieur font partie de l'opercule.

Lobe occipital. — Ce lobe, chez les singes inférieurs, peut présenter une surface absolument lisse. La figure donnée ici (fig. 8) montre deux lignes croisées à angle droit. Peut-être le sillon vertical a la signification du sillon interoccipital du cerveau de l'homme et le sillon droit horizontal correspond aux sillons qui limitent, d'après Eeker, les circonvolutions occipitales.

Le lobe occipital se divise par le sillon interoccipital 0ap, continuation de la scissure intrepariétale, en une partie inférieure et antérieure et une partie supérieure et postérieure. La partie antérieure — dans un développement complet — est en forme d'arc. Celui-ci, déjà indiqué par Bischojf, comme le troisième arc, la troisième courbtire, en arrière du sillon deRolando, possède pour ouverture ce que je considère comme le commencement du deuxième sillon temporal (fig. 9 0 1-) au niveau du premier sillon temporal ou scissure parallèle.

Ce sillon, ouverture de l'arc occipital, s'avance dans la direction du deuxième sillon longitudinal (0 1-) du lobe temporal qui sépare la deuxième et la troisième circonvolution temporales (L- et L^') comme la scissure parallèle sépare entre elles la première et la seconde (L' et L-) circonvolution du même nom. De même que la branche postérieure du premier et du deuxième arc pariétal se poursuit dans la première et la deuxième circonvolutions temporales, de même la branche postérieure de l'arc occipital se continue dans la troisième circonvolution tempo-

(1) Voici dans le même ordre les dénominations les plus nsuelles en France (A) et celles de Huguenin (B;. A. lo Première pariétale ou pariétale ascendante; 2'^ seconde pariétale ou lobe pariétal supérieur (Richer); 3° troisième pariétale; 4° Lobule du pli courbe (Gratiolet). B. (Huguenin). l" Circonvolution centrale postérieure; 2° troisième pariétale; 40 deuxième circonvolution pariétale. N. d. T.

raie. Mais la continuité de ce sillon derrière lequel naît, de l'arc occipital, la troisième circonvolution temporale, est brisé par des anastomoses qui de la troisième circonvolution temporale, de l'extrémité occipitale, enfin du Gyrus fusiformis, vont vers la seconde circonvolution temporale. Comme chez le singe, on peut suivre sur le cerveau humain un sillon profond, proloni^eant le bord inférieur de l'extrémité occipitale — sidcus occipilalis — (0 ^0. iig. 8 et 9), dans ces anostomoses avec la seconde circonvolution temporale. Par ces plis anastomotiques le second sillon temporal (S P) de même que la troisième circonvolution sont partagées en deux moitiés supérieure et inférieure. En avant, dans le lobe temporal, on peut voir nettement la série régulièrement étagée des deux sillons et des trois circonvolutions.

Au-dessus de l'arc occipital, la circonvolution externe forme la continuation du lobe pariétal supérieur jusqu'au sulcus occipitaiis intérims (scissure perpendiculaire interne). Ecker distingue trois circonvolutions occipitales étagées; les deux inférieures ont une direction rectiligne en avant, la supérieure (Cu), face externe du coin, est séparée du lobe pariétal par la scissure occipitale (lobe occipital supérieur de Huscliké). La deuxième et la troisième circonvolutions occipitales représentent la convexité du gyrus glossiformis (lobule lingual) placé à la face médiane sous le sidcus calcarinus (ou fissure calcarine). La troisième circonvolution est limitée en avant par le sulcus praeoccipkalis (fig. 8 B ^JO.), dont se sont occupés V. Bisclioff et Wernicke.

Le lobe occipital est triangulaire. En avant il est incomplètement limité en général, par la fissure occipitale interne s'avançant à la convexité et y formant le centre d'une anse de circonvolution. Dans la fig. 9 [B OOC.) le sommet inférieur de cette anse se cache au fond du sulcus interoccipitalis. Cette courbure peut s'étendre très loin, mais cependant, la confluence des sillons externes avec les internes finit par la détruire. On trouvera donc une ligne simienne (scissure perpend. externe (IF. Sander) plus superficielle en apparence qu'en réalité. La limite supérieure du lobe est le bord hémisphérique. La limite inférieure est purement fictive : le lobe temporal est séparé des lobes pariétal et occipital par une ligne qui s'étend du rameau ascendant posté-

rieur de la scissure de Sylvius au point le plus inférieur du siilciis praeoccipitalis.

A la surface du lobe occipital nous rencontrons : 1° Le sillon interoccipitai ; 2" Le commencement du second sillon temporal; 3" Le sillon entre les prtm.ière et deuxième circonvolutions de Ecker ; 4" Le sillon entre la deuxième et la troisième circonvolutions de Ecker.

On rencontre quatre circonvolutions : 1. L'arc occipital. 2, 5 et 4, les trois circonvolutions de Ecker.

4. Lobe temporal. — La face supérieure se limite à l'însula, son bord supérieur est contigu à l'opercule ; son bord inférieur par un bord libre courbé en avant aboutit au bord supérieur. En arrière il est borné par une ligne artificielle déjà mentionnée.

On y voit trois sillons typiques : 1° La scissure parallèle, sillon longitudinal supérieur; 2" le sillon longitudinal inférieur; 5° le sulciis praeoccipilalis. Le premier de ces sillons est rarement, le second toujours interrompu. Les circonvolutions sont : 1" la supérieure ; 2" la moyenne ou médiane ; 5" la circonvolution longitudinale inférieure {h\ L-, L^'); 4" des circonvolutions variables anastomosées avec la seconde.

Pour expliquer et comprendre les données de la physiologie expérimentale, les connaissances d'anatomie comparée sont indispensables.

C'est pourquoi nous allons, dans les lignes suivantes, faire concorder les endroits analogues des cerveaux de l'homme, du singe et des carnassiers.

La ligne C est évidemment, chez l'ours, la délimitation entre le lobe frontal et le lobe pariétal.

Le lobe frontal est caractérisé par des circonvolutions, ou bien, chez les carnassiers inférieurs, par des parties lisses de la convexité qui, du bord antérieur de l'opercule, contournent en arc, le rameau antérieur de la scissure de Sylvius (circonvolution de passage de Huschke).

Sur le cerveau humain, ce lobe offre en outre deux circonvolutions longitudinales concentriques à cette circonvolution de passage. Le caractère fondamental et général, chez les carnassiers comme chez l'homme, consiste dans la formation simple ou multiple de circonvolutions autour du rameau antérieur de la scissure de Sylvius, avec prolongement à la face orbitaire.

Ce lobe frontal contient encore, chez l'ours, un sillon" profond, séparant deux circonvolutions frontales longitudinales qui passent parallèlement contre le bord supérieur libre de l'hémisphère.

SURFACE DU CERVEAU. i9

Ce sillon est dans la figure marqué par un trait fin, les lignes fortes étant réservées aux sillons appelés primaires.

La ligne centrale, chez l'ours, a la même direction oblique en haut et en arrière que chez l'homme et le singe. Chez la plupart des autres carnassiers elle prend un autre aspect en s'allongeant en arrière jusque près de l'extrémité occipitale.

Elle forme alors le sillon arciforme le plus excentrique, entourant le rameau ascendant postérieur de la scissure de Sylvius. Ce sillon central ainsi transformé traverse le lobe pariétal supérieur et la circonvolution occipitale antérieure. Aucun carnassier — que l'ours — ne possède, dans la région centrale, une formation plus analogue à celle du cerveau de l'homme. Ici (fig. 7, LS), la tendance à l'allongement arciforme du sillon central n'est indiqué que par des sillons séparés l'un de l'autre. Sur notre figure cette apparence est détruite encore par une anse s'avançant profondément de la face médiane, derrière C, anse qui n'existe pas sur tous les cerveaux d'ours. Devant le sillon central, eu avant de (A), existe une ligne praecentrale beaucoup plus accentuée, en réalité, que ne l'exprime le trait délicat du dessin.

Les sillons arciformes et les circonvolutions courbes qui donnent au cerveau des carnassiers un aspect insolite, différent du cerveau de l'homme, passent au-dessus et autour de la partie postérieure ascendante de la scissure de Sylvius. Le premier sillon (fig. 7, SU) qui entoure l'arc I limite ainsi une circonvolution pariéto-temporale, sépare la première et la seconde circonvolutions temporales comme la scissure parallèle chez l'homme. La seule différence réside dans ce fait, qu'elle atteint ici par sa branche antérieure longue, le lobe pariétal. Le second sillon arciforme (S12), est situé au-dessus de l'arc II. Il correspond au siège du sillon radié postérieur, Sulnus interparietalis , qui dans le lobe pariétal sépare un lobe supérieur des deux arcs pariétaux inférieurs se continuant dans les deux circonvolutions temporales supérieures (Li et L2). Ce sillon étant placé derrière le sillon central et au-dessus des deux arcs pariétaux, représente évidemment le sillon radié postérieur du cerveau de l'homme. Contrairement à ce qu'on voit chez l'homme et le singe, il se continue dans le second sillon temporal. Ce type simple se transforme dans les cerveaux simien et humain, dans la structure complexe du lobe occipital.

La différence d'aspect entre le cerveau de l'homme et le cerveau de l'ours a pour cause : 1° Le développement moindre du lobe frontal et du lobe occipital, ce dernier ne recouvrant pas le cervelet; 2° Le développement exagéré du lobe pariétal chez le carnassier. Le cerveau de l'homme se distingue par un développement frontal, celui du singe par un développement occipital, celui du carnassier par un développement pariétal. La différence qui saute aux yeux sur le cerveau des carnassiers repose sur

l'importauce de la partie pariétale des sillons et des circonvolutions arciformes. Chez l'un et l'autre, les arcs des circonvolutions sont clairement disposés de môme façon ; seulement chez l'homme on doit les rechercher méthodiquement.

En plus, chez le carnassier, à la suite de l'allongement arciforme de la ligne centrale, les arcs sont plus nombreux.

Le siège des sillons radiés du carnassier est nettement indiqué dans la flg. 12, empruntée à Wilder^ et représentant le cerveau d'un foetus de chien. On y distingue aisément une extrémité frontale, une extrémité temporale et une région occipitale.

La branche antérieure ascendante de la fosse ^^^- ^^- de Sylvius, encore ouverte, est fortement accusée

et permet de reconnaître l'extrémité frontale se courbant vers la face orbitaire du lobe frontal placé en dehors du lobe olfactif.

Cette partie frontale est limitée en arrière par

FCBtlCS CÏÔ CJlî6)ï

m Suicus caiioso-margina- ^"^ sillon central qui, ici — comme chez l'ours — lis. 01 f Lobe^ olfactif, forme un insula. Dans la région pariétale, ou

A, Amygdale. 5 Fosse de remarque un sillon longitudinal délicat qui —

Sylvius. fv a. Rameau as- -^ ^ '■

cendant antérieur. Ql sii- chez le chieu adulte — confluant plus ou moins

Ion central, par Scissure avec le sillon central forme un sillon arciforme

parallèle. rC Scissure in- , . t^ .. i .,, . , / .,

terpariétaie. supérieur. Derrière le sillon central (on ne voit

pas de sillon radié antérieur) existe une scissure très accusée qui, sous elle, possède deux arcs lisses. Ceux-ci, courbés autour de la fosse de Sylvius, n'ont pas encore atteint le lobe temporal. On ne peut les considérer que comme les deux arcs pariétaux.

Le sillon qui sépare ces deux arcs, prolongé en arrière et en bas, formera une première circonvolution temporale. C'est donc la scissure parallèle ; le sillon profond placé au-dessus est le sillon radié postérieur. Allongé en arrière, il limitera aussi la seconde circonvolution temporale. Il sépare la région pariétale supérieure de l'inférieure qui forme les deux arcs pariétaux. Nous voyons donc un sillon arciforme moyen, un sillon postérieur, un sillon inférieur qui correspondent, dans le môme ordre, aux sillons des cerveaux de l'homme et du singe.

Le sillon Cm ne doit pas être étudié ici. Je dirai seulement que, en avant de ce sillon, sous les centres moteurs de Hitzig, dont nous parlerons, se trouve le centre pour l'innervation des muscles de la nuque. Les centres moteurs ne sont donc pas morphologiquement limités à la circonvolution antérieure dont Hitzig méconnaît d'ailleurs le siège. La circonvolution du cerveau de chien, qu'il identifie à la circonvolution centrale du singe, n'est pas l'antérieure, mais la centrale postérieure.

sunrACE uu cerveau.

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