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FACE MÉDIANE DU CERVEAU ANTÉRIEUR ET LOBE OLFACTIF

La face médiane de l'hémisphère est heaucoup pUis simple dans le plissement de son écorce que la face convexe. Mais certaines formations, le lobe olfactif et la corne d'Ammon y apportent des complications dont il faut chercher à comprendre l'origine.

A l'intérieur des délicates vésicules cérébrales (fig. 1) on voit, de la cavité du cerveau intermédiaire, une ouverture de communication entre la vésicule cérébrale antérieure et la troisième chambre. Cette ouverture, contenant dans sa partie tout à fait antérieure et inférieure le trou de Monro de plus tard, doit être annulaire. Cet anneau se retrouve, grossi en proportion, dans le

Fig. 13.

Face médiane du cerveau humain.

Fr, Extrémitéjrontale. Occ, Occipitale. Tm, Temporale. Olf, Lobeolfactir. 5 Cr Suions Cruciatus. 5 cm Sulcus calloso-maginalis. S OCC Sulcus occipitalis internus. 6f, Sulcus calcarinus. SoCf, Sulcus occipito-temporalis superior. 5 0 C i, Sulcus occipito-temporalis inferior. 5l2, Sulcus longitudinalis temporalis secundus. iô. Face médiane du Gyrus longitudinal. Gf, Gyrus fornicatus. Q,u, Lobus quadratus, avantcoin. Cun, Lobus triqueter coin. Gl, Gyrus glossiformis. Fus, Gyrus fusiformis. L'^, L", Gyri longitudinales temporales. Suh, Subiculum cornu Ammonis. Une, Uncus, Crochet. A, Amygdale. Fd, Fascia dentata Tarini. Al, Alveus. D, Digitationes cornu Ammoni. Th, Thalamus opticus. M, Substance médullaire cérébrale, a, a, Pilier ascendant et descendant. Trb, Corps calleux, m, Corps mamillaire. J, Infundibulum. Ca, Commissure antérieure. Sp, Membrane transparente, p, Tige de Sp. II, Nerf optique. H, Corps pituitaire.

cerveau achevé et constitue, à n'en pas douter, en grande partie, le corps bordant [fimbria) et le pilier descendant du trigone (fig. 15, Fi. d). La paroi latérale du cerveau intermédiaire s'accroît sous forme de couche optique, dans cet anneau de séparation, et le transforme dans la fente cérébrale entre le thalamus et la voûte. La vésicule hémisphérique se détache de la paroi antérieure de la première vésicule cérébrale, autrement dit, de la paroi supérieure et antérieure du cerveau intermédiaire. Cette paroi supérieure ne se transforme pas en substance nerveuse, mais forme une membrane d'où émanent les plexus choroïdes. L'anneau de séparation montre, à sa terminaison — dans le corps bordant, toute la vie, les vestiges de cette paroi membraneuse du cerveau intermédiaire.

La fente cérébrale (fissura cerebri) qui entoure les couches optiques, est élargie en arrière de la partie inférieure du pilier descendant du trigone (fig. 15, en avant de a) pour le passage du plexus choroïde latéral, et prend ici le nom de trou de Monro (foramen Monroi). On voit aussi, dans la figure 15, la branche descendante du trigone. La paroi inférieure du cerveau intermédiaire donne, au centre de la cavité cérébrale moyenne, un allongement qui forme l'infundibulum (J). Le trigone, depuis le corps bordant (fimbria) jusqu'au corps mamillaire est donc à l'origine, et reste, la limite de séparation du cerveau antérieur. On voit également, que la face médiane du cerveau antérieur entoure, comme d'un anneau, l'entrée dans les ventricules latéraux, avant faccroissement des ganglions; cet anneau, à son extrémité antérieure, se poursuit dans un diverticulum placé en dessous des autres vésicules cérébrales : c'est le lobe olfactif (fig. 15, olf. et fig. 4 sous l'extrémité frontale et à côté de l'insula S).

Le lobe olfactif forme en même temps la limite de la face médiane du cerveau antérieur, par rapport à la convexité, à la fosse de Sylvius, à l'insula (fig. 15 ge et fig. 4). Le lobe olfactif présente— comme on le verra — une circonvolution externe et une circonvolution interne, qui divergert en arrière dans l'origine triangulaire du lobe (fig. 18, olf.). A l'anneau de la face médiane — vestige du développement du cerveau — participe aussi l'écorce qui, par le gijms foniicatiis, en forme le bord libre sur

toutes les coupes transversales. Sur des coupes horizontales (fig. 5) et sagittales, l'écorce se termine en avant et en arrière par un bord, un ourlet libre; sur des coupes frontales (fig. 6)'en haut et en bas.

A la face interne, on voit (fig. i5), en avant, en haut et en arrière, le corps calleux entouré par le bord libre de l'écorce (Gf, Trb) et, sous le corps calleux, le corps bordant [fimbria] de la voûte (Fi). Les coupes du cerveau montrent que l'écorce, origine de toutes les fibres nerveuses, enveloppe, comme une coiffe, le cerveau. Gratiolet comparaît l'écorce à une bourse, dont le bord — le gyrus fornicatus — eût été serré autour du corps calleux; comparaison incomplète, puisque de cette bourse s'échappe, en avant, un diverticulum, le lobe olfactif. Gif.

Pour se rendre compte, au point de vue de la formation, des dispositions cérébrales permanentes, il faut faire abstraction du corps calleux et de la commissure antérieure, et se représenter un cerveau dépourvu de corps calleux. Alors apparaît la continuité du gyrus fornicatus et du seplum pellucichim. Là première trace de l'écorce médiane, sous forme de seplum et de fasciadeutata tarini jusqu'au crochet, confine au trigone.

Le trigone même avec le corps bordant, ne forme pas un anneau complet, mais seulement un arc. — il n'est pas question ici de la branche de la voûte, montant du corps mamillaire (vers la couche optique). De même le bord primitif de l'écorce à la face médiane, ne forme non plus autour de la voûte qu'un arc interrompu entre le crochet et la face orbitaire. Mais sous la face orbitaire se trouve le lobe olfactif. Les bords externes et internes de la racine triangulaire et les deux circonvolutions du lobe olfactif ferment, comme deux extrémités conductrices, les arcs qui forment la face médiane primitive et le bord de l'écorce. La circonvolution olfactive externe s'unit au crochet (de la circonvolution de l'hippocampe) en passant sur les circonvolutions orbitaires de l'insula; l'interne, au niveau de l'extrémité de la circonvolution orbitaire interne, s'unit à l'extrémité frontale de l'arc cortical médian (1). Le lobe olfactif étant placé dans le siilcus

(1) Ou comme dit Huguenin : " la plus interne des racines du bulbe olfactif se perd à l'extrémité frontale de la circonvolution de l'ourlet ", p. 59. N. du T.

reclus, à la face inférieure des circonvolutions frontales prolongées sur la face orbitaire, il est, ainsi que sa racine triangulaire, courbé à angle droit sur l'arc cortical de la face médiane avec laquelle, cependant, il est en connexion. La cause de cette flexion réside — semble-t-il — dans la situation du noyau caudé à la base du cerveau. Néanmoins, le trigone et ses piliers forment la limite de l'écorce à la base du cerveau antérieur. En arrière des circonvolutions olfactives, un ganglion du cerveau antérieur se montre à la base, à savoir, le noyau caudé, sous forme de substance perforée antérieure (fig. 18, olf., La). Cette substance confine au tractus optique, prolongement du cerveau intermédiaire à la base. C'est la limite postérieure du cerveau antérieur.

L'union du gyrus fornicatus et des circonvolutions olfactives se traduit ici encore par un fait spécial : l'existence de fibrilles nerveuses, démontrables par les procédés bistologiques, sur les circonvolutions de la convexité, devient, ici, possible à un examen macroscopique. L'écorce gagne ici une couche médullaire dans la substantia reticularis (du subiculum) sur la circonvolution en crochet, et dans les fibres blanches du trigone olfactif (racine triangulaire). Le faisceau médullaire externe est en union très intime avec la substantia reticularis, l'interne également, par un détour, grâce au nerf de Lancisi, courant d'avant en arrière sur le corps calleux (1).

Par le passage du corps calleux d'un hémisphère à l'autre, la substance corticale de la face médiane en rapport avec la voûte, se trouve écartée du gyrus fornicatus pour former le septum pellucidum dont le pied (p) s'unit à la lame perforée antérieure, prolongement du noyau caudé à la base. Ce pédoncule (pedunculus septi p) va de la substance corticale vers la substance ganglionnaire : c'est donc le système de projection de l'écorce du septum ou cloison transparente. Entre le pédoncule de la cloison et la voûte se trouve transversalement la commissure antérieure (ca). La présence du corps calleux rétrécit la fente de la faux du cerveau autour de la cloison transparente dont le ventricule se

(1) Ces fibres du nerf de Lancisi proviendraient donc de l'écorce de la circonvolution olfactive interne et contournant le corps calleux viendraient recouvrir la circonvolution de l'Hippocampe de fibres très minces et blanches (substantia reticularis). N. d. T.

trouve à la partie inférieure de la fente longitudinale entre les deux hémisphères. Chez certains animaux, ce ventricule disparait par l'accroissement central de la cloison.

Le corps calleux est entouré du gyrus fornicatus (1) de Arnold et de la partie médiane (2) des circonvolutions de la convexité. Ces deux cadres du corps calleux sont séparés d'avant en arrière par la scissure calloso-marginale (Huxley) scissure qui passe entre le corps calleux et la circonvolution marginale et atteint — primitivement — la scissure occipitale (Sclimidt). Derrière le gyrus centralis posterior la scissure calloso-marginale donne un rameau ascendant qui limite en avant l'avant-coin (lobus quadratus). Sa continuation jusqu'à la scissure occipitale est très souvent superficielle et fiait même défaut, commechez le singe (fig. 14€m). Le lobus quadratus n'est rien autre que la face médiane du lobe pariétal supérieur. Le gyrus fornicatus est divisé dans le lobe temporal par l'allongement de la scissure calcarine. Pour finir cette description, je dois noter une complication du gyrus fornicatus temporalis à savoir le pli uncijorme.

En-dessous du lobus quadratus se trouve le coin, face médiane de la circonvolution occipitale supérieure. Il est limité par deux sillons obliques convergeant vers la circonvolution de l'ourlet ; le sillon supérieur est le sulcus occipitalis ou sillon perpendiculaire interne, l'inférieur est le sulcus calcarinus scissure calcarine (sulcus Hippocampi). Ce dernier sillon est un des plus constants dans le type simien et existe en l'absence des sillon occipital externe et de la ligne centrale (sillon de Rolando). Son nom lui vient de « calcar avis » petit hippocampe ; grâce à la ténuité de la paroi de la corne postérieure du ventricule latéral, la saillie interne formée par le sillon en question donne le calcar avis de même que les « eminentia collateralis Meckelii » représentent la convexité de la ligne extérieure 0€l^i^. La scissure calcarine présente une forme en h (fig. 14 Bc). Chez l'homme, la longue tige du t- est courbée en un angle ouvert en avant.

(1) (Synonymie) circonvolution de rourlet, circonvolution du corps calleux, deuxième frontale interne. N. d. T.

(2) C'est la première circonvolution frontale interne. N. d. T.

FiG. 14.

Outre le sillon occipital et la scissure calcarine on voit encore à la face médiane, deux sillons, les sillons occipito-temporaux

[Ecker). Us n'appartiennent pas aux parties verticales de la face médiane situées dans la fente delà faux du cerveau.

La face médiane en effet se compose de deux facettes réunies à angle obtus, la plus longue, verticale, allant de la pointe frontale jusqu'à la pointe occipitale regarde la faux du cervaux, l'autre

Face médiane du cerveau de singe. obliqUC OU baS, allant de la Fr. Tm. Extrémités frontale et temporale. . ^ • • i i

Locc, Lobe occipital, cm. Sillon calloso-mar- pomtC OCCipitale à la pomtC

ginal. SoccrSillon occipital interne $c, Sci- tg^iporale SCUlcmeUt, s'apsure calcarine L^, troisième circonvolution t^ ' ^

frontale. Gf, Circonvolution de l'ourlet. Qu, puic SUr la tCUtC du Cervclet.

Avant-coin. Cun, Coin. Gl, Lobule lingual, t •m „„• ^•*„ 4-„^,„„,„i

Le sillon occipito-temporal supérieur .limite avec la scissure calcarine une circonvolution — lobule lingual — gyriis glossiformis — diminuant en avant et se fusionnant avec le subiculum de la corne d'Ammon.

Entre les sillons occipito-temporaux supérieurs et inférieurs est logé le lobule fiisiforme élargi vers son milieu. A côté de ce lobule se trouve la circonvolution limitrophe du lobe temporal de la convexité (L^) (1).

Au bord antérieur du lobe temporal les trois circonvolutions de la convexité se confondent en une anastomose transversale arciforme dont l'écorce arrive aussi au pli unciforme (fig. 13 Tm).

Il nous faut étudier brièvement la corne d'Ammon, forme compliquée du gyrus fornicatus dans sa portion temporale. L'écorce du gyrus fornicatus qui se termine par un bord libre sur le corps calleux, présente à la coupe, comme toute circon-

Fus, lobule fusiforme. il, L'^, Ui, Circonvolutions temporales. A, Amygdale, une, Pli unciforme. Trh, Corps calleux. SiQ, Cloison transparente. Th, Couche optique. Ca, Commissure antérieure.

(1) Lobule lingual ou deuxième circonvolution temporo-occipitale. Lobule fusiforme ou première circonvolution temporo-occipitale. N. d. T.

volution, une forme en U embrassant la substance médullaire. Burdach a donné à la partie de la circonvolution de l'ourlet qui se prolonge jusque sous le bourrelet du corps calleux, le nom de cimjulum. Mais dans la circonvolution en crochet (gyrus uncinatus) — partie temporale du gyrus fornicatus — l'écorce n'atteint son bord libre que par un enroulement en forme de eo — Lamina convoliita — surtout prononcé à la partie moyenne tandis que, en avant, on ne voit qu'une courbure dont les ondulations visibles dans la corne inférieure s'appellent digitationes.

La corne d'Ammon montre, l'un à côté de l'autre, quatre plis longitudinaux :

r La circonvolution en crochet, base du subiculum de la corne d'Ammon ;

2" Le fascia dentata Tarini (fig. 15) qui se prolonge — fasciola cinerea — [Arnold) à la face inférieure du corps calleux. La corne d'Ammon si développée des carnassiers, rongeurs, etc.. s'avance en avant et devient visible à la partie inférieure du corps calleux.

5. Le corps bordant (Fimbria), faisceau de projection de la corne d'Ammon; par l'addition d'autres parties du gyrus fornicatus, il donne naissance au pilier descendant de la voûte.

4. h'alveus, dont la surface convexe blanche, recouvrant une masse d'origine grise, se réunit au cordon du corps bordant. L'alveus est la surface ventriculaire de la corne d'Ammon qui fait saillie à la paroi interne de la corne inférieure. Ce nom — alveus — est mal choisi car le feuillet blanc, convexe vers la cavité ventriculaire, recouvre la couche corticale enroulée, le stratum convolutum. C'est chose aisée à comprendre. La surface du subiculum est, par l'enroulement de droite à gauche, en continuité avec le fascia dentata. La substance corticale se cache dans les plis d'enroulement. L'alveus correspond à la substance médullaire des circonvolutions et, par conséquent, est tournée vers le ventricule. Le pli unciforme est lui-même une formation composée. Seulement la pointe du crochet, sa partie postérieure, renferme la partie antérieure du bord cortical médian qui surpasse par une courbure transversale le subiculum et appartient encore à la corne d'Ammon. La présence d'une courbure du

crochet, courbure longitudinale antérieure, étrangère à la structure de la corne d'Ammon, résulte de la situation de V Amygdale, masse grise arrondie, en avant de la corne d'Ammon et ainsi disparaît le sillon qui se serait produit à la surface du cerveau par la courbure transversale.

B. GANGLIONS DU CERVEAU ANTÉRIEUR, DU CERVEAU INTERMÉ- DIAIRE, DU CERVEAU MOYEN ET DE L'ARRIÈRE-CERVEAU.

L'écorce du cerveau et sa substance médullaire par la séparation existant autour des ganglions (fig. 4 g, fig. 15), et par l'extraction possible de l'Insula et de la substance blanche, de la surface extérieure de la masse ganglionnaire, trahissent pour ainsi dire une entité morphologique à laquelle tbnctionnellement correspond une indépendance du cerveau antérieur par rapport aux autres parties de l'encéphale.

Pour rendre visible la surface générale naturelle des ganglions et de la souche des hémisphères, on doit éloigner (par une coupe en arc conduite autour de l'insula, fond de la scissure de Sylvius), l'arc des circonvolutions, c'est-à-dire le manteau selon le nom de Burdach, opposé au mot de noyau du cerveau (Insula, ganglions et souche).

La face basale du noyau — en somme de la souche des hémisphères — (fig. 15) montre comme surface libre en avant du tractusoptique, la substance perforée antérieure qui de chaque côté est séparée de l'Insula par la circonvolution olfactive externe dans son trajet vers la circonvolution en crochet. Près de ce cordon médullaire de la racine triangulaire du bulbe olfactif (trigonum olfactorium) les circonvolutions de l'Insula s'unissent en général en une circonvolution unique, le pied de l'Insula, tandis que en haut vers l'opercule elles s'étalent en éventail au nombre de cinq ou six circonvolutions. En avant de l'Insula, en dehors du noyau caudé, se montre la surface de la section qui a séparé le tronc, des hémisphères, du manteau, pour ainsi dire comme un noyau. De môme que l'hémisphère offre un arc avec extrémités frontale et temporale et une portion de l'arc dans la région occipitale, de même la coupe à travers le pied de la couronne

rayonnante près de son entrée dans le tronc du cerveau présente une forme arquée.

Ainsi nous voyons la surface de section (fig. 15) présenter une extrémité frontale et temporale (F — Tm) et entre ces deux extrémités une coupe pariétale et occipitale (fig. 16, 17, P. Occ). La convexité que, sous les circonvolutions de l'Insula, produit le tronc des hémisphères en se gonflant pour ainsi dire vers l'extérieur, correspond à la masse considérable du noyau lenticulaire.

Fig. 15.

Base du tronc, du cerveau et du cervelet. Fr, Tm, Occ, Coupes à travers les expansions du manteau vers le tronc, régions frontale, occipitale, temporale. Js, Iiisula. Ge, Racine médullaire de la circonvolution olfactive externe, pa, Substance perforée antérieure. II, Nerf optique, en arrière le traclus est divisé en une partie externe et une partie interne./, Infundibulum. M, Corps mamillaire. L, Espace perforé postérieur. Pd, Pédoncule cérébral. T, Tractus transversus pedonculi. V, Pont de Varole. P, Pyramide. 0, Olive. R, Corps restiforme. M, Moelle allongée. III, Nerf oculo-moteur. IV, Nerf trochleateur. V, Nerf trijumeau. VI, Nerf oculo-moteur externe. VII, Nerf facial. VIII, Nerf acoustique. iX, Nerf glosso-pharyngien. X, Nerf vague. XI, Nerf accessoire. X7J, Nerf hypoglosse. Qu, Face inférieure du Lobus quadratus (cervelet), pp, Lobe semi-lunaire "inférieur, iii. Lobe inférieur A, Amygdale. Fl, Flocculus. Vr, Vermis inferior.

Il dépasse en bas le tronc cérébral par un prolongement temporal difficile à voir ici (fig. 15) à cause des traits pâles de cette coupe d'une préparation durcie. Le noyau caudé se montre à la base sous forme de substance perforée antérieure. Le cerveau intermédiaire et le cerveau moyen se prolongent à la base dans le tractus optique qui, par son chiasma, forme la limite postérieure du cerveau antérieur.

La substance grise encéphalo-médullaire du cerveau intermédiaire se prolonge à la base comme Infundibulum de la tige pituitaire, et en arrière la substance médullaire du même cerveau intermédiaire s'étend, du corps genouillé antérieur à la base, sous forme de corps mamillaire (fig. 15 m a). Le pédoncule cérébral (P d) recouvre superficiellement et latéralement la circonférence antérieure du cerveau moyen dans son trajet du cerveau antérieur vers la moelle épinière. L'espace perforé postérieur, Lamina perforata posterior est le rapbé des deux moitiés de la calotte (1) — tegmentum — qui du cerveau moyen et du cerveau intermédiaire vient à la moelle épinière. Le pédoncule cérébral est croisé vers son milieu par la troisième paire. Sur la moitié gaucbe passe un faisceau, nommé par Gudden, Tractus transversus pedunculi, qui n'est pas toujours aussi superficiel et qui s'unit par son extrémité supérieure au tubercule quadrijumeau antérieur. Le pont de varole représente la base du cerveau postérieur. Sous le pont, qui de chaque côté donne naissance aux trijumeaux et, au bord inférieur, aux nerfs oculo-moteur, facial et acoustique, se trouve, entre les pyramides, le sillon médian antérieur de la souche qui existe déjà entre les deux pédoncules. Le fond de ce sillon doit être assimilé à l'espace perforé postérieur entre les pédoncules ; donc on y voit la surface du raphé de la partie postérieure de la moelle allongée. Ce sillon sépare aussi les prolongements de la calotte vers la moelle allongée. On distingue à la moelle allongée une moitié supérieure et une moitié inférieure; la supérieure descend jusqu'au bord inférieur des olives, finférieure jusqu'au dernier faisceau croisé des pyramides. Un long sillon sépare vers l'intérieur chaque olive, de la pyra-

(1 Étage supérieur des pédoncules. N. d. T.

mide, vers l'extérieur, de la région des cordons latéraux [funiculiis lateralis). A un examen attentif on s'aperçoit que l'olive n'est pas lisse mais striée par des fibres transversales [stratum zonalé) un peu obliques, qui viennent du corps restiforme.

Le stratum zonale recouvre, en règle générale, les faisceaux longitudinaux qui courent derrière les pyramides. Si un faisceau longitudinal court superficiellement de l'olive vers l'intérieur (fig. 15) on l'appelle cordon interne et cordon externe s'il est à l'extérieur. Ces cordons peuvent être aussi des faisceaux pyramidaux séparés par le stratum zonale (fibres arciformes). En arrière du cordon latéral de la moelle allongée se trouve sa saillie postérieure, le corps restiforme (fig. 15 R).

La base de la souche du cerveau de l'homme laisse voir, par rapport aux cerveaux des mammifères inférieurs, même par rapport à ceux de singes, des différences caractéristiques. Des organes entiers paraissent à peine, d'autres manquent absolument. En général le pédoncule des animaux est mince, pauvre en faisceaux de telle sorte qu'il est comme repoussé par la forme convexe de la calotte placée derrière lui. Le pont de Varole est étroit. A côté des pyramides apparaissent des organes rectangulaires striés transversalement (corps trapezoïde). L'olive du cerveau humain y fait défaut. J'ai montré que ces différences générales de forme, dépendent d'un facteur essentiel, unique, à savoir : la grandeur ou la petitesse du cerveau antérieur. Par la petitesse du cerveau antérieur, le pied du pédoncule diminue d'épaisseur chez les mammifères, de même en est-il de la hauteur du pont de Varole et de l'importance des pyramides. Dans une semblable relation avec le cerveau antérieur se trouvent et l'existence du corps trapezoïde et la disparition de l'olive. Si un mammifère , dont la base du cerveau est si différente de celle de l'homme, comme, par exemple, la marte (fig. 10), pouvait acquérir des hémisphères considérables, le pédoncule (étage inférieur, pied) deviendrait plus fort et plus riche en fibres et cela uniquement parce qu'il est en grande partie la continuation de la substance médullaire hémisphérique. Comme, en outre, le prolongement du pédoncule — la pyramide — ne contient qu'une partie des faisceaux de celui-là et qu'un grand nombre de cordons pédonculaires vont au cervelet par le pédoncule cérébelleux, il s'en suit que le nombre des fibres du pont dépend, en première ligne, des faisceaux du pied du pédoncule, en second lieu, de l'importance de la substance médullaire hémisphérique et de sa masse d'origine, l'écorce cérébrale. Plus cette masse cérébrale est considérable, plus grande est la hauteur occupée par les faisceaux du pont. Chez

l'homme donc, le pont acquerra des dimensions capables de recouvrir les formations profondes ; chez les mammifères, le pont est si court que le trajet des pyramides, vers le haut, reste à découvert. Eu conséquence, à côté des pyramides, se trouvent des faisceaux transversaux — corps trapézoïde — qui sont, chez l'homme , cachés par les faisceaux du pont. Le corps trapézoïde ne manque pas pour cela chez l'homme, il est invisible. De même l'olive, en réalité, ne fait pas défaut chez l'animal, mais elle siège derrière les pyramides d'où, chez l'homme, par l'épaisseur des pyramides, elle est rejetée sur le côté et rendue visible. Dans la structure du cerveau, il existe donc une harmonieuse relation entre la forme de la tige et le développement du cerveau antérieur, partie fonctionnellemeut la plus sublime, de même que pour les ganglions (Mittheilungen der anthropologischen Gesellschaft, — Wien, 1870.) On pourrait donc, non sans raison, qualifier de « spiritualisées « (durchgeistigt), les transformations spéciales du cerveau humain.

Dans les formes inférieures du cerveau simien, on rencontre des formes de transition , par exemple, l'existence simultanée du corps trapézoïde et de l'olive. (Fig. 11, page 10, Rh, 0). Sur les cerveaux très développés des carnassiers, chez l'ours, on remarque aussi les mêmes phases de transition. Déjà Stannius connaissait l'olive du cerveau des mammifères aquatiques.

L'arrière cerveau des animaux, à cause de la brièveté du pont, paraît plus allongé et — sauf les pyramides — plus considérable.

Le cerveau postérieur (cervelet) montre, au niveau d'entrée du pédoncule cérébelleux, en avant de la 7""^ et 8"'" paire, le grand sillon circonférentiel Sulcus magnus Iwrizontalis. Ce sillon sépare profondément les circonvolutions de la face sous-tentoriale des circonvolutions de la base.

Pour le but que nous cherchons, il suffit de donner, d'après Henle, l'énumération des lobes au divisions de la base : D'avant en arrière se succèdent les lobules hémisphériques suivants ; l'' Le flocidiis, lobule du pneumo-gastrique. 2° L'amygdale. 5" Le lobule inférieur. 4° Le lobule inférieur et postérieur. Les lobules médians, invisibles à la base et recouverts de la moelle allongée sont : 1° Le nodulus. 2' L'uvula. 5° La pyramide du vermis. 4° Le vermis postérieur.

Le cerveau antérieur et le cerveau intermédiaire possèdent des faces qui, d'en bas, regardent dans les ventricules latéraux et qu'on doit donc considérer par le haut. La lame cornée (stria

cornea) qui semble séparer le cerveau antérieur et intermédiaire, correspond à un faisceau du noyau oaudé(l). Ce cordon est formé de fibres du lobe temporal qui, en longeant son bord interne, arrivent à la tête du noyau caudé. La surface est formée par un repli épendymaire sous lequel une veine importante, après avoir reçu un rameau latéral du noyau caudé, se jette dans la grande veine de Galien sous la membrane épendymaire des tubercules quadrijumeaux. La cavité du troisième ventricule entoure, comme d'un anneau, la commissure moyenne (ou molle) avant l'enlèvement de la toile choroïdienne de la troisième chambre, et près de l'ouverture (anus) de l'aqueduc de Sylvius, on voit la cavité du troisième ventricule ; cette cavité ressemble à un anneau dont la lumière serait occupée par la commissure moyenne. Vers le bas, l'anneau possède un prolongement, l'infundibulum.

En arrière du noyau caudé, de la lame cornée, de la commissure antérieure et des piliers descendants de la voûte, se place la couche optique. Sa surface représente grossièrement un coin à extrémité antérieure mousse et base convexe large, vers le pulvinar. La face médiane est tapissée de substance grise, car le canal encéphalo-médullaire est recouvert de cette substance, depuis les vésicules cérébrales primitives jusqu'à la terminaison de la moelle épinière. Cette couche grise du cerveau intermédiaire se retrouve dans le cerveau moyen, où elle tapisse l'aqueduc de Sylvius (2). La surface de la couche optique présente plusieurs élévations. La mieux limitée est : 1° l'habenula — pédoncule de la glande pinéale (entre brs et F). La surface de l'habenula qui, des deux côtés, est unie à la région pinéale, est — de même que la face supérieure de la couche optique — traversée superficiellement par les fibres du stratum zonale. Ce stratum de l'habenula paraît, en avant, provenir de la toile choroïdienne du troisième ventricule. On s'est basé à faux, sur cette circonstance, pour y voir une dépendance de la voûte. On compte trois autres tubéro-

(1) Le corps strié se compose pour les allemands : 1° du noyau caudé ou intra-ventriculaire; du noyau lenticulaire ou extra-ventriculaire. N. d. T.

(2) Sous le nom de substance grise du canal encéphalo-médullaire, substance grise centrale, substance grise des cavités centrales de l'is'hme (centrale Hôhlengran), on désigne la continuation de la substance grise de l'axe médullaire. Luys considère la cloison ellemême comme le prolongement de cette traînée. Nous avons vu plus hftut que pour Meynert le septum est plutôt une formation corticale. N. d. T.

silés : 2" le tubercule antérieur, qui s'amincit en arrière ; 5° le tubercule moyen, qui existe grâce à la saillie du tubercule antérieur; 4° le pulvinar qui, en arrière, forme, chez l'homme, une élévation indépendante.

Les ganglions du cerveau moyen — tubercules quadrijumeaux — remontent jusque dans le cerveau intermédiaire. On distingue deux tubercules supérieurs et deux inférieurs (corpora bigemina superiora et inferiora). Soulève-t-on la glande pinéale, on voit, entre les tubercules quadrijumeaux supérieurs, une surface trian-

FiG. 16,

J, Insula. F. P. occ. Parlies froni;il«s, pariétales et occipitales du système de projection. Ne, Noyau caudé. Str, Lame cornée. L, Linea aspera. Ca, Commissure antérieure. T^r, Pilier descendant. F, Troisième ventricule. Cjn, Commissure moyenne. Th, Couche optique. Tba, Tubercule antérieur. Tbm, Tubercule moyen. Pidr, Pulvinar. Con, Glande pinéale d'où sortent sur les côtés les tubérosités de l'Habenula. Bs, Corps quadrijumeaux supérieurs. Pi, Corps inférieurs, hrs, Bras supérieur, bri, Bras inférieur. Cl, Lobe central du vermis. M, Vermis. Fc, Bourgeon terminal du vermis. Qu Lobus quadratus, lobe supérieur. Sis, Lobes postérieur et supérieur (semi-lunaii'e). SU, Lobes inférieur et postérieur.

gulaire, à base supérieure, qui siège à la face postérieure de la glande pinéale et se recourbe dans la commissure postérieure. On

remarque encore que, entre la face supérieure des tubercules et l'inférieure de la glande pinéale, se trouve creusé un canal ouvert en arrière. C'est le revers de la commissure postérieure, comexe en avant; d'après cela, celle-ci n'est donc pas un faisceau blanc, mais une lame médullaire courbée transversalement.

Le tubercule quadrijumeau supérieur possède un prolongement médullaire en forme de cordon, qui court entre le pulvinar et le corps genouillé interne, c'est le bras du tubercule quadrijumeau supérieur (fig. 17, brs). En outre, l'extrémité supérieure du corps genouillé interne s'avance en forme de racine et s'unit, en dessous du bras du tubercule supérieur, au tubercule quadrijumeau supérieur. Ce bras fournit la limite entre le cerveau moyen et le cerveau intermédiaire. Le tubercule quadrijumeau inférieur est uni dans la partie antérieure à un faisceau médullaire, qui s'avance sous le corps genouillé interne : c'est le bras du tubercule inférieur (fig. 17, bri). Celui-ci passe dans la substance blanche superficielle du tubercule inférieur. Le tubercule supérieur possède, surtout chez les animaux, une surface grise. En dessous du bras supérieur, siège le corps genouillé interne (fig. 17, gi), et le corps genouillé externe, aminci en forme de massue, vers la bandelette optique (fig. 17, ge). La connexion du corps genouillé externe, avec la bandelette optique, est seule visible. Entre le corps genouillé interne et le faisceau interne de la bandelette (fig. 15), se trouve un sillon de séparation très accusé. Ce faisceau interne de bandelette semble, bien en avant du corps genouillé interne, pénétrer au moins en partie dans la couche optique. En somme, si des rapports de dimension des parties cérébrales ont une signification pour affirmer leur dépendance, on doit remarquer que les deux corps genouillés augmentent en même temps que les tubercules quadrijumeaux et que, par contre, la couche optique, diminue en même temps que son pulvinar. J'ai vu le premier, sur des coupes longitudinales d'un cerveau de chat nouveau-né, le corps genouillé interne empiéter sur la face supérieure de la coucheoptique. Forel a admis et décrit ce fait. Le développement des corps genouillés et celui du cerveau moyen sont donc en relation.

Entre les tubercules quadrijumeaux postérieurs, se trouve un faisceau délicat, pair, conique, s'étalant dans la valvule de Vienssens (frein de la valvule) (fi g. 17, ve) et passant par là dans la substance médullaire du vermis supérieur. La valvule de Vienssens est recouverte par les circonvolutions antérieures du vermis, X'Alincjida. Stilling a décrit des parties hémisphériques délicates, dépendant de la lingula, ce sont les lobules de la lingida qui recouvrent les pédoncules cérébelleux. La face postérieure du tronc, devenue libre au-delà du cerveau moyen, est recouverte par le cerveau postérieur (cervelet) que, dans la figure 17, l'on a enlevé en sectionnant ses pédoncules pour rendre visible cette face.

A la face supérieure, sous-tentoriale, du cervelet Yéminence du vermis, troisième lobule très considérable, recouvre le lobule central et la lingula. De même les parties latérales (hémisphériques) de la lingula — lobides de la lingula — sont recouvertes par les parties latérales du lobe central — ailes du lobe central — et celles-ci sont dominées, masquées parles parties hémisphériques de l'éminence, lobes quadrangulaires ou lobes supérieurs (fig. 15 et 16 Qu). Entre les lobes postérieurs des deux faces du cervelet — la face inférieure s'avançant très fortement vers l'occipital — se trouve le grand sillon circonférentiel sulcus magnus liorizontalis . Quoiqu'il y ait des relations numériques bien variables et des modes d'union plus variables encore entre les circonvolutions cérébelleuses centrales et latérales que Malacarne dénombrait et dont Stilling voulut déchiffrer les rapports, néanmoins à la multiplicité des unes correspond la multiplicité des autres. Toutefois cette harmonie souffre une exception : dans la profondeur du grand sillon circonférentiel, tous les plis du lobe postérieur et supérieur se confondent, se fusionnent dans l'extrémité unique du vermis supérieur, le bourgeon terminal (fig. 16, Sis. Fe).

Après la dénudation de la face postérieure de la tige du cerveau on en voit la structure (fig. 17). Le milieu de la région, entre les tubercules quadrijumeaux et les pédoncules cérébelleux, est occupé par la valvule de Vienssens formée par l'élargissement du frein (fig. 17, à droite). Elle constitue vraiment,

avec le frein, \e processus cerebelli ad corpus quadrigeminum.

Au bord supérieur de la valvule se trouve l'origine apparente

du nerf pathétique (fig. 17, IV). Les bords latéraux de la valvule

FiG

Faces supérieure et postérieure du cerveau antérieur, de l'Insula, du cerveau intermédiaire, du cerveau moyen et de t arrière cerveau.

J , Insula. P. Occ, Portions pariétales et occipitales. Ne, Noyau caudé. St, Stria cornea, Th, Couche optique. Pulv. Pulvinar. Ge, Corps genouillé externe. Tr, Tractus optique. Gi, Corps genouillé interne. F, Ventricule moyen. Hb, Habenula. Cp, Face postérieure de la commissure postérieure. Fr, Frein. Ve, Valvule. Brs, Bri, Bras des tubercules quadrijumeaux. Bs, Bi, Tubercules quadrijumeaux. Ls, Li, Lemniscus supérieur el. inférieur. 5, Locus coeruleus. 8, Noyau acoustique. 7, 6, Noyaux de la 7e paire et noj'au postérieur du facial. S, Racine ascendante de l'acoustique. Br, Pédoncule cérébelleux moyen. R, Corps restiforme Pr, Pédoncules cérébelleux supérieurs. VIII, Stries médullaires. 12, Noyau de l'Hypoglosse. 10, Aile grise. Cun, Fasciculus cuneatus, Gr. Fasciculus graciîis. RL, Tubercule cendré de Rolande. L, Cordon latéral.

s'attachent à deux cordons importants, les pédoncules cérébelleux supérieurs, faussement appelés processus cerebelli ad quadrigeminum, considérés avec raison par Stilling, comme processus cerebelli adcerebrum. Le trajet libre des pédoncules commence en arrière des tubercules quadrijumeaux et va jusqu'au lobule de lalingula. Ils sont séparés des tubercules par la ceinture des faisceaux superficiels qui venant de la valvule se jettent vers l'extérieur des pédoncules et s'enfoncent dans le pont. Ils furent décrits d'abord par Leveillé. Je les appelle lemniscus inferior (fig. 17 Li) rubans inférieurs ou faisceaux cérébelleux du ruban de Reil. Le ruban supérieur — lemniscus Reilii seu superior, laqueus (fig. 17 Ls) — recouvre comme d'une membrane trian-

gulaire le pédoncule cérébelleux de la limite du ruban inférieur vers l'extérieur. Il se dirige des tubercules jusqu'au bord supérieur de la protubérance.

En outre à la face postérieure de la tige on voit encore le revers du pied du pédoncule (Pd) cérébral et du pont. Cependant les rubans avec les pédoncules cérébelleux supérieurs et la valvule constituent un ensemble de formations connexes qui arrivent à la surface derrière le pied du pédoncule et font partie de la calotte ou étage supérieur. Le prolongement de la valvule et des pédoncules cérébelleux vers le cervelet en arrière du quatrième ventricule, forme le toit du sinus rhomboïdal.

La substance grise centrale du cerveau moyen qui tapisse l'aqueduc de Sylvius, s'ouvre sous la valvule de Vienssens comme un demi canal. Par la divergence des pédoncules vers en bas, cette substance grise centrale acquiert au point d'émergence du nerf acoustique sa plus grande largeur. A ce niveau il y a continuité évidente des corps restiformes avec les cordons grêles (Gr) qui constituent la limite latérale du sinus. Par la convergence vers le bas de ces cordons, la substance grise se rétrécit et s'enfonce.

A la partie tout à fait inférieure, la fosse rhomboïdale s'enfonce en forme d'entonnoir dans le canal central. Cette portion de substance grise prend le nom de sinus rhomboïdal parce qu'elle est comprise en baut et en bas entre les deux angles — réunis par le milieu — des pédoncules cérébelleux supérieurs et des péd'oncules cérébelleux inférieurs. Ce sinus a des relations très importantes avec l'origine des nerfs crâniens.

Ce sinus est divisé en deux moitiés symétriques par un sillon médian déjà marqué à la paroi antérieure de l'aqueduc. Sous cet aqueduc, à côté du sillon existent, au-dessus de l'origine de l'acoustique, des éminences ovales — eminentise teretes — érainences traversées par les racines centrales de la sixième et de la septième paire (noyau du facial de Sclirôder, noyau du facial et du moteur externe de Stilling et de Clarke). En debors de la partie supérieure de cette saillie, se trouve une dépression pigmentée bleuâtre — fossa cœrulea — . Les cellules pigmentées recouvertes par l'épendyme transparent, donnent d'après la loi

de réfraction à travers des milieux troubles cette teinte bleuâtre (fig. 17.5) j'y ai placé l'origine d'une racine de la cinquième paire.

Sous la fossa coerulea (locus coeruleus) et à côté de YEminentia teres se trouve une saillie rhomboïdale (région de l'acoustique) qui dans sa plus grande largeur va jusqu'au sillon médian. Si la racine de l'acoustique traverse superficiellement cette saillie sous forme de stries acoustiques (barbes du calamus) elle la divise en deux triangles, l'un supérieur, l'autre inférieur. (Fig. 17, VIII. 8, 8). Le noyau de l'acoustique et celui du facial et du moteur externe sont souvent séparés par une ou plusieurs stries médullaires ascendantes, obliques en haut, le noyau de l'acoustique en est quelquefois même recouvert. (Fig. 17, 8). Dans la partie inférieure du sinus, le noyau de l'acoustique est placé à l'extérieur. L'Eminentia teres n'y est pas plus large pour cela car son bord externe converge vers la ligne médiane à la limite d'une saillie triangulaire médiane qui est la région d'origine de l'hypoglosse (fig. 17. 12).

Cette diminution de l'Eminentia teres vers le bas résulte de deux causes : 1° les cordons grêles en convergeant resserrent le sinus rhomboïdal jusqu'au canal central de la moelle; 2" le novau triansfulaire du vaerue s'élare;it de haut en bas entre les noyaux de l'acoustique (8) et du facial (12) — (noyau postérieur d'origine du N. Vague). Cette saillie triangulaire contraste par sa couleur grise (aile grise) avec le noyau de l'hypoglosse (aile blanche).

L'aile grise est souvent soulevée par une commissure amincie vers le bas. A l'angle inférieur du sinus rhomboïdal se trouve un passage, une union avec les plexus choroïdes dans le recouvrement membraneux de l'arrière-cerveau, semblable au passage du Fimbria dans l'épendyme du cerveau intermédiaire, c'est VObex (fig. 17.0 b) qui s'attache à l'angle inférieur comme un reste du recouvrement foetal du sinus rhomboïdal.

Considérons maintenant les cordons de la face postérieure de l'arrière-cerveau .

A peu près au niveau d'entrée dans le cervelet des pédoncules supérieurs, sortent les corps restiformes (fig. 17. R). Au-dessus

de la décussation des pyramides qui commence un peu après la formation du canal central, le corps restiforme paraît se diviser en cordon cunéiforme et cordon grêle (fig. 17 cun-gr.). Cependant les cordons grêles sont séparés par un petit sillon du corps restiforme, ligne qui indique que ces cordons ne sortent pas du corps restiforme du même côté. Des saillies coniques produites par des masses grises centrales, d'où ils sortent immédiatement, trahissent leur origine.

Ces deux cordons se continuent dans les cordons postérieurs de la moelle à la région cervicale de laquelle ils s'appellent cordons de Goll.

Ces cordons postérieurs de la moelle allongée ne touchent pas directement au cordon latéral à côté des racines nerveuses comme dans la moelle épinière. Entre les cordons latéraux et postérieurs s'intercale à la surface la tête de la corne postérieure, substance gélatineuse de la substance grise. Cette éminencetubercule cendré de Rolando (fig. 17, R. L) — est le noyau de la racine ascendante du trijumeau, racine qui a la valeur d'une racine sensitive postérieure. Les racines postérieures possèdent aussi des fibres ascendantes.

La racine de la cinquième paire recouvre la masse gélatineuse d'une mince couche de fibres qui, par transparence, laisse voir le noyau gris — tuberculum cinereum. La limite entre la moitié supérieure de la moelle allongée dont la structure est plutôt semblable à la portion inférieure du pont, et la moitié inférieure nous était fournie, à la face antérieure, par l'extrémité inférieure de l'olive. A la face postérieure du bulbe, c'est le tubercule cendré de Rolando qui indique le mieux cette division.

Dans la partie inférieure voici, en allant du sillon antérieur au sillon postérieur, les cordons que l'on rencontre : 1° Faisceaux pyramidaux limités par les racines de l'hypoglosse ; 2" cordons antérieurs ; 5° cordon latéral séparé par les racines antérieures (fig. 15, 1,2); 4" tubercule cendré de Rolando (fig. 17, R. L); 5° faisceau cunéiforme (fig. 17 cun.); 6° cordon grêle (G. r).

Au niveau de l'origine de la troisième paire rachidienne la transformation du bulbe en moelle épinière est complète.

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