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STRUCTURE HISTOLOGIQUE DU CERVEAU

SUBSTANCE CORTICALE.

Le tissu de l'écorce cérébrale est, dans les différentes régions, variable sous le rapport de la forme, de la grandeur, de la distribution des corpuscules nerveux, mais jamais sous le rapport du tissu fondamental.

On est autorisé, en ce qui concerne l'existence du tissu fondamental, à appliquer au cerveau les paroles exactes deReicfiei^t, à propos des tissus du corps en général, à savoir que le cerveau se compose d'une substance d'union dans laquelle sont contenus les éléments propres au cerveau , corpuscules nerveux , prolongements cellulaires, libres nerveuses.

Qu'il y ait une substance indépendante des tissus de nature nerveuse, même dans l'écorce, cela ressort déjà de ce fait que la simple présence dans le tissu, de cellules nerveuses avec leurs innombrables prolongements ne donne pas l'aspect de substance grise; en effet, en maints endroits de l'encéphale, dans la substance médullaire de l'écorce; dans celle de l'insula; dans la capsule interne ; dans le cervelet; dans les formations du noyau du toit, de StiUing ; enfin, d'après Boll, dans la substance mé-

dullaire du cerveau, existent de nombreux ganglions cellulaires sans changer l'apparence de la substance médullaire. En revanche des domaines presque dépourvus de cellules nerveuses, par exemple, les couches les plus superficielles de l'écorce (formation épendymaire de Rokitnnsky , neuroglie de Virchow), ont l'aspect de la substance grise. De plus, il n'y a aucun rapport entre la masse de substance grise et la quantité des corpuscules et fibres nerveuses, mais elle est plus abondante chez les animaux que chez l'homme, et la substance grise est d'autant plus abondante qu'on s'éloigne plus du type cérébral humain et que la surface corticale est plus simple.

La comparaison des dimensions des couches les plus superiicielles de l'écorce qui contiennent un nombre de moins en moins considérable de corpuscules nerveux avec les autres couches richement fournies de cellules, donne des preuves convaincantes.

Elles mesurent, chez l'homme, seulement 1/10 à 1/8, chez les plus petits singes 1/7 à 1/6, chez les chiens 1/6, chez le chat 1/5, chez le rat 1/4, chez le veau et le chevreuil 1/5 de la largeur totale de l'écorce. Leur largeur absolue de 0,25 mm., chez l'homme, devient chez la chauve-souris 0,50, chez le veau 0,40, chez le chevreuil 0,50.

Cette substance grise montre entre les éléments nerveux, au microscope, une substance formée de ponctuations serrées, plus sombre dans une circonférence plus claire. Elle contient des éléments cellulaires de nature fondamentale dont les prolongements forment un réseau fibrillaire et, en outre, une seconde espèce de réseau fibrillaire qui dérive des prolongements des corpuscules nerveux.

J'avais déjà vu cette structure sur de fines coupes corticales durcies dans le chromate double de potasse, colorées dans des solutions de carmin, éclaircies dans l'huile d'œ'iWet {Stricke7\ — Lehre von den Geweben, 1870). Mais à l'aide d'une technique plus riche, Jastroivitz (1) et BoU (2) ont étudié et décrit ces faits dans tous leurs détails.

(1) Archîv fur Psychiatrie und NervenUranhlieiten, II B., 389, III B., 162, 1870 und

(2) Ebenda, IV B., p. 1, 1874.

FiG. 24.

La description histologique suivante de la substance grise corticale servira d'exemple pour la substance grise en général.

L'écorce est limitée à la piemère. On n'y rencontre aucun espace lymphatique, comme Boll et Golgi l'ont démontré par des injections irréprochables des vaisseaux lymphatiques. A la substance grise touche une espèce de membrane limitante ; celle-ci consiste en cellules conjonctives, avec de nombreux prolongements très fins, qui s'unissent aux cellules conjonctives de la substance grise. Par les diverses influences « dirigeantes » (richtenden) que subissent les éléments dans l'arrangement des tissus, les prolongements de l'extrémité extérieure des cellules sont étendus à la surface de l'écorce, tandis que les prolongements cellulaires de l'autre extrémité des cellules s'enfoncent en rayonnant dans l'écorce (jusque 0,125 mm. en longueur et ramifiés, d'après Lôioé), analogues aux fibres de la membrane limitante de la rétine (1). Ainsi la couchela plus externede l'écorce présente une disposition épithéliale de cellules de substance conjonctive, dont la forme est très bien rendue par la feuille d'un palmier, dont le pédoncule est courbé à angle droit. Fleisch,

après imprégnation par l'argent, ,, ., ,. 1 r- -^ ' Coupe au niveau de la 3^^ circonvolution frontale

décrit une cuticule lenetree, ^j ^oté a'un sUlon (type cortical à cinq couches).

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