‹ Psychologie appliquée à la morale et à l'éducationChapitre 25 sur 150 · II. — INCLINATIONS ET PASSIONS · texte numérisé non relu

II. — INCLINATIONS ET PASSIONS

Formation des passions. — Passions et habitudes. — Des passions au sens courant du mot ou sentiments violents. — Les belles passions et les passions honteuses. — Naissance et développement d'une passion. Ruines qu'elle laisse dans lame. — Remèdes à la passion.

// arrive que des sentiments divers cohabitent en nous sans s* unir ; il y a des personnes dont Vâme a pour ainsi dire des compartiments é tanches ; de sorte que ces forces isolées peuvent se contrarier et se faire équilibre. Mais il arrive aussi que nos sentiments se coalisent et se fondent en une passion. Une émotion, un acte a été le signal et le centre de ralliement. Inversement, il arrive quune passion, une croyance se disjoigne et s'effondre ; V association et la dissociation des sentiments se font tantôt par une contagion lente, tantôt par une sorte de « coup de foudre y>.

Il y a des passions dont la puissance consiste dans leur force d* inertie; ce sont des habitudes sentimentales. Rien de plus difficile que de s'affranchir d'un vice ; on y retombe insensiblement. Par contre une vertu offre aux influences démoralisantes une résistance invincible.

Une faut pas croire que les belles passions nous détachent forcément des êtres humbles, que ïamour de l'idéal réclame la renonciation et le mépris du réel. La meilleure façon d'aimer et de servir l'idéal, c'est d'aimer, d'idéaliser, d'améliorer les êtres réels.

On a dit qu'une idée est sûre de triompher quand elle a les femmes pour elle. Cest que leur intelligence se refuse à aller

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