‹ Psychologie d'artChapitre 19 sur 43 · M. F AL GU 1ÈRE ET M. GA ROLUS- DURAN · texte numérisé non relu

M. F AL GU 1ÈRE ET M. GA ROLUS- DURAN

plus tôt: « Le peintre est .turbulent, il a l’air vainqueur dans ses toiles ; on se le représenterait volontiers peignant l’épée au côté avec le pourpoint et le panache. » Et toujours, d’année en année, les portraits se renouvellent, jetant la vie parmi les toiles inanimées qui les entourent. A l’Exposition de 1889, au milieu d’autres, c’est celui de sa fille aînée si exquis dans la vérité de son abandon; c’est celui du peintre Français qui a, dit Mantz, « le charme d’une victoire facile », joli mot, mais un peu excessif pour les œuvres de ce maître inquiet et fortuné. Puis, en 1890, Je premier Salon du Champ-de-Mars ouvre ses portes largement, sans mesurer la place, et M. Carolus-Duran y entre les mains royalement pleines : la Dame en gris , la Dame en rouge , la Dame en bleu ardoise, la Lé lia aux cheveux roux paraissent d’un art singulièrement sûr dans ce Salon encore trop neuf aux audaces trop irréfléchies; et, à leur nombre ajoutant quelque paysage ou, en 1894, y joignant la Dernière heure du Christ , émue, puissante et animée, il déroule, jusqu’à la magnilique image de la petite Simonne Bernhardt et jusqu’aux Enfants du prince Murat , la théorie colorée de ses portraits aux mouvements divers comme ceux de la vie dans la générale ressemblance de leur commune modernité.

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