M. FALGUIÈRE ET M. G AROLU S- DUR AN
comme Rubens, moins roses et plus nerveuses, ainsi qu’il convient à des teints plus touchés du soleil sans être encore dorés par lui ; et, à côté de M. Henner qui exprime la sensibilité de la chair, il en dit la luxuriance, donnant, auprès de lui, l’impression que donne Rubens auprès du Corrège. Cet amour se montre encore et surtout dans la somptuosité magnifique de ses étoffes, symphonies de Y Enfant bleu ou de la Dame en rouge , harmonies des ors et des gris, des gris et des roses, enveloppements de la femme dans toutes les nuances enchantées de l’Iris; tentures triomphales sur lesquelles se détachent des bustes d’hommes, tels les beaux portraits d 'Alphonse Karr , de Déroulède , où par la couleur tout s’anime : le fond, le costume, la chair. Et passionné pour elle autant qu’il est passionné pour le faste, M. Carolus-Duran, reflétant notre vie élégante, reste, parmi les prestiges de son art, le maître du goût contemporain.
IY