‹ Psychologie de deux messies positivistes, Saint-Simon et Auguste ComteChapitre 117 sur 171 · l'ul. pou., I, p. vu · texte numérisé non relu

l'ul. pou., I, p. vu

i. Vol. DOS., I, ail.

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tsion des âmes ; il sera le lien organique et vivant des sociétés.

Dans la société idéale où chacun doit ôtre enivré d'altruisme, les femmes auront certainement le rôle le plus délicat et le plus utile, car elles n'auront qu'une seule et unique fonction, celle d'aimer : « à ce titre, elles sont chargées d'abord comme mères, puis comme épouses, de l'éducation •de l'humanité ' ».

Elles sont la « providence morale » des hommes ; par leur influence affective elles doivent diriger les savants et les philosophes vers l'altruisme, l'utilité pratique, et les sauver des .divagations théoriques : « J'ai assez indiqué, dit Comte, comment elles réagiront ainsi envers les philosophes qui, à moins d'être indignes de leur propre mission, sentiront le besoin personnel d'aller souvent retremper leur âme à cette source spontanée de la vraie sociabilité afin de mieux combattre la sécheresse et la divagation qui tendent à résulter de leurs habitudes. Le sentiment, quand il est profond, rectifie de lui-même ces abus naturels-. »

Vis-à-vis de la classe active, et en particulier des prolétaires, dont les revendications sont une perpétuelle menace de trouble en même temps qu'une cause de progrès, l'influence de la femme consistera encore à faire prédominer l'amour sur la violence ; elle sera surtout destinée « à combattre leur tendance spontanée à abuser de leur énergie caractéristique afin d'obtenir par la violence ce qu'ils •devraient attendre d'un libre assentiment '. »

Les femmes représentent le sentiment, le cœur ; elles sont les éléments essentiels du nouvel ordre «ocial fait de solidarité réciproque et d'amour; nous devons restaurer pour elles le culte que le moyen âge leur avait voué « en systématisant la reconnaissance continue qu'inspirera de plus en

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