l'ol. pus., I
-'. Pol. pos., I, ;22S.
:). Pol. pos., I, 1-2^.
Dumas. — lieux messies. 1 i
2t0 DEUX MESSIES POSITIVISTES
plas leur salutaire ascendant moral* ». Ce sera le premier degré du culte de l'humanité. La femme sera seule capable, par ses titres moraux, de symboliser pour les fidèles l'objet du culte, car « c'est le type le plus direct et le plus pur de l'humanité qu'aucun emblème ne représentera dignement sous une forme masculine'- ».
L'influence de Clotilde est évidente ici ; le bonheur suprême est conçu sous la forme du bonheur que Comte a goûté près d'elle ; c'est encore Clotilde qui lui a fait comprendre la possibilité d'une adhésion directe des cœurs au positivisme, c'est elle qu'il eût chargée, sans la mort, de la conversion affective des âmes: « Moi-même sans doute, je dois finalement viser au cœur, mais je ne puis y atteindre qu'indirectement, par l'esprit, en faisant prévaloir les idées qui correspondent aux nobles sentiments ; à toi je réservais l'office inverse plus puissant et non moins efficace qui, par l'excitation directe des émotions sympathiques, dispose l'intelligence à l'admission presque irrésistible des doctrines vraiment générales'. »
Enfin, la glorification des femmes, c'est la glorification de Clotilde et le rôle social qu'il leur attribue c'est le rôle qu'elle a joué dans sa propre vie '\
A-t-on le droit de parler ici de mysticisme ? Litlré pose la question et la résout par l'affirmative dans le chapitre de son livre où il discute l'opinion de Comte que l'esprit doit être subordonné au cœur.
« Avant tout, dit-il, posons la question comme M, Comte l'a posée. Voici donc ses expressions : la longue insurrection moderne de l'esprit contre le cœur » [Pol. pos., 1, 405). « L'affection seule source normale de l'activité humaine » {Ibid.j p. 402). « Le sentiment doit toujours dominer l'in-