L ESPRIT CATHOLIQUE ET 1, ESPRIT D U.MTÉ
Mais s'il échoua lorsqu'il voulut fondre dans une même synthèse sa philosophie sociale et l'étrange roman de son cœur, il réussit pleinement à réaliser l'unité dans son vaste système où se projetèrent toutes les tendances profondes de son esprit.
La plus générale, celle qui domine et unifie toutes les autres c'est son admiration pour le catholicisme qui meurt et le désir sincère d'en conserver tout ce qui peut encore vivre. Nous avons déjà dit la position originale qu'il prit, dès le début de sa carrière philosophique, entre les représentants du passé qui voulaient prolonger une autorité religieuse condamnée par la raison et les révolutionnaires qui s'élevaient, au nom de leurs principes de libre examen, contre toute doctrine générale et toute espèce de pouvoir spirituel ; il était cependant beaucoup plus rapproché des premiers que des seconds.
Ce n'est pas qu'à partir du jour oîi il commença de penser il ait jamais cru à la théologie chrétienne ; il nous apprend, dans son Testament ' que, dès l'âge de treize ans, il était dégagé de toute croyance et s'il reprit plus tard, sous une forme symbolique, quelques-uns des dogmes chrétiens, il n'en resta pas moins, jusqu'à sa mort, l'adversaire déclaré