‹ Psychologie de deux messies positivistes, Saint-Simon et Auguste ComteChapitre 127 sur 171 · TeMlaiiienl, p. 'J · texte numérisé non relu

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de toutes les religions révélées dont il était venu, pensaitil, clore pour toujours le règne.

Ce n'est pas non plus qu'il ait professé pour Jésus et pour la morak c\e la charité une sympathie sans réserves.

Jésus, qu'il n'a pas mis dans son calendrier, lui paraissait petit à côté de Saint-Paul, le véritable organisateur du christianisme.

Quant à la charité, ce n'a jamais été dans sa pensée l'équivalent absolu de l'altruisme.

Sans doute, à mesure qu'il organisait son système, il lui fit une place de plus en plus grande, mais il ne voulait confondre l'amour du' prochain ni avec l'altruisme systématique qui nous intéresse aux progrès et à l'histoire de l'espèce humaine ni avec l'altruisme spontané, l'amour de l'humanité, qui comprend en lui et dépasse l'amour de l'homme pour l'homme.

La charité des chrétiens n'était pour lui que « l'ébauche théologique » de « l'amour universel j). Ce qui lui plut, ce qui le remplit d'un enthousiasme qui ne s'éteignit qu'avec sa vie. ce fut la philosophie sociale du catholicisme ; il l'a comprise comme personne, il en a célébré les mérites dans tous ses ouvrages, il a écrit dans son ('ottrs dv Philosophie Positive que l'organisation sociale du catholicisme au moyen âge forme jusqu'ici « le chef-d'œuvre politique de la sagesse humaine ' » ; il a parlé maintes fois de l'admiration profonde dont il était pénétré pour cette économie générale. Il y retrouvait sa conception de l'unité sociale, le respect de l'ordre, de la hiérarchie, tous les principes d'organisation et de conservation politique qu'il défendait ; un pape qui représentait, comme lui, l'autorité spirituelle, des conciles, qui condamnaient, comme lui, le principe anarchique de la liberté de conscience et niaient la valeur des raisons individuelles.

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