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l'SYCHOUJGIt; I) ALtiLSTi: COMTE 227
« la fille « et pour « l'épouse », par une femme de noire choix.
Le culte de la Vierge que Comte associa dans la suite à celui des anges gardiens se rattache vraisemblablement à la même origine et glorifie Clotilde tout en continuant le catholicisme.
Auguste Comte aima chastement Clotilde morte, après lavoir aimée sensuellemont, et de son amour purilié il voulut exclure à jamais toute pensée charnelle.
L'amour charnel lui apparut désormais comme une sorte d'instinct égoïste et perturbateur « dont la répression normale constitue jusqu'ici le principal écueil de la discipline humaine' ». C'était l'instinct du mal.
D'autre part, l'office de la femme, s'il pouvait s'accomplir sans la participation de l'homme, deviendrait, pensait-il, plus noble, plus altruiste, et se transformerait en fonction collective, « tant dans son origine et sou exercice que d'après son résultat^ ».
La femme, libre de créer, d'élever ses enfants pour l'humanité, et alTranchie en même temps des brutalités de l'instinct, l'amour égoïste de la chair refréné et anéanti, tel est le rêve que Comte osa faire, et c'est pourquoi il crut pouvoir proposer, à litre d'hypothèse il est vrai et de simple vœu, la théorie de la Vierge-Mère : « Si l'appareil masculin ne contribue, dit-il, à notre génération que d'après une simple excitation, dérivée de sa destination organique, on conçoit la possibilité de remplacer ce stimulant par un ou plusieurs autres dont la femme disposerait librement'. »
L'avocat de M""" Comte, M" Griolet, ne manqua pas de rappeler celle hypothèse devant le tribunal, et Littré s'était déjà offert un triomphe facile en la réfutant, dans son livre, par des arguments de fait. « M. Comte, disait-il, a