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Littré n'est pas embarrassé pour expliquer ces conoepLions religieuses ; il suppose qu'Auguste Comte devenu vieux est retombé dans la religion de son enfance. « A ce besoin de trouver coûte que coûte le nombre trois etune trinité, on peut, dit-il, soupçonner des influences de son enfance catholique, car on sait que ces influences, tout endormies qu'elles parais^ sent, se réveillent parfois, non sans force, au déclin de la vie*. »
Cela fait, il démontre facilement l'absurdité logique de pareilles conceptions, l'incompatibilité rationnelle des idées de loi et de volonté, et il finit comme toujours par incriminer la méthode subjective dont il a fait gratuitement une méthode d'illuminé.
La vérité est peut-être un peu plus compliquée, et certainement plus, intéressante.
Si Auguste Comte crée une trinité, c'est tout simplement pour donner aux fidèles du nouveau culte un équivalent de la trinité catholique : c'est toujours le môme désir d'imiter le catholicisme, le même espoir naïf de conduire la foule d'une religion à l'autre, en accusant toutes les analogies de forme et de fond. Il n'y a pas ici « retour à l'état théologique » mais application consciente d'un procédé connu.
Comte caressait la chimère non seulement de convertir le monde à la religion positive, mais d'éviter aux humbles d'esj)ritla période critique et métaphysique, en les faisant passer directement du régime théologique au régime positif, et, pour faciliter la transition, il ajoutait des analogies de formes à toutes les analogies de fond qu'il connaissait bien.
A cet esprit catholicjue, i[\n l'ait de Comte, malgré toutes les différence?, l'héritier des grands docteurs de l'Kglisc, se