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RSYCilOLOGIK l) ALCiUaTE CO.MTE 233
rallachela tendance unitaire qui se retrouve dans toutes ses conceptions sociales ou morales.
Nous l'avons vu rejeter pour des raisons de prudence scientifique les théories cosmiques qui prétendent expliquer rOnivers par une seule loi ; il n'en Ait pas moins un fervent de l'Unité dans l'ordre humain qu'il appelait subjectif. La synthèse subjective des connaissances ce fut l'anification des sciences [)hysiques et biologiques par la sociologie qui les faisait converger vers une même On, le bonheur de l'humanité, et l'idéal qu'il rêva de réaliser par sa politique ce fut cette unité sociale des âmes qui s'exprime en chacun de nous par l'altruisme et le respect de l'autorité spirituelle.
C'est pour obtenir cette unité qu'il multiplia les rites, les règlements, les pratiques de tout genre avec l'espoir d'assouplir ainsi toutes les volontés et de discipliner tous les cœurs. Il ne croyait pas. plus que le christianisme à la bonté native et spontanée des hommes; il partait de ce principe que si, dans la vie privée, quelque chose est livré à l'arbitraire c'est toujours l'égoïsme qui inspirera nos décisions et il concluait, sans hésiter, qu'il ne faut rien laisser d'indéterminé dans l'existence, tout prévoir et tout ordonner.
Mais, dans son amour de l'unité. Comte ne s'est pas tenu à cette conception sociale et relative ; comme beaucoup de grands catholiques, comme de Maistre, il a vu dans l'unité une sorte de type abstrait et absolu de la perfection.
Dans le catéchisme positiviste, il définit la religion « l'état de complète unité, qui distingue notre existence à la fois personnelle et sociale, quand toutes ses parties, tant morales que physiques, convergent habituellement vers une destination commune ' ». H ajoute, quelques lignes plus bas, « que notre bonheur et notre mérite consistent surtout à nous rapprocher autant que possible de cette unité dont l'essor graduel constitue la mesure du vrai perfectionnement personnel ou social- ».