Liltrc, oj). cit.. p
.'5. ithJun'es de Sdinl-Siinon, Cullection Enfanlin, IX, p. 4-5,
il, après l'affaiblissement résulté d'une fatale impression physique, cette tendance banale vers une vague religiosité qui' dérive aujourd'hui si fréquemment du sentiment secret de l'impuissance philosophique '. » Familier et collaborateur de Sainl-Simon, il ne pouvait pas ignorer que son maître avait des tendances néo-chrétiennes bien avant sa tentative de suicide, et qu'illes avait très nettement manifestées .en 1821, dans la préface du Si/stèmc indmtriel.
Mais, sur ce point, l'ironie du sort a bien vengé Saint- Simon ; et lorsque, trente ans plus tard, Auguste Comte a été porté lui aussi vers la religiosité sentimentale, il s'est trouvé un disciple inintelligent doublé d'un faux ami pour expliquer par un accident cérébral l'évolution qu'il ne comprenait pas, et pour faire accepter cette inepte légende.
Cemte, en se séparant de Saint-Simon, s'affirmait donc comme un savant décidé à réformer les idées avant de réformer les institutions et peu désireux, pour le moment, de suivre son maître dans ses rêves néo-chrétiens; cependant malgré ces différences de pensée, malgré son orgueil froissé, malgré ses plaintes, il avouait encore à Valal» que l'influence de Saint-Simon avait puissamment servi à son éducation philosophique " ». Ce n'est pas nous qui sur ce point lui opposerons de démenti.
Plus tard il changera de ton, et, lorsqu'il aura terminé son Cours de philosophie positive, il sera gêné par le souvenir de ce maître que les saint-simoniens lui reprocheront de démarquer '. et il osera écrire : « Mon évolution spontanée fut profondément troublée pendant quelques années, sans être ni déviée ni suspendue, par une liaison funeste avec un écrivain fort ingénieux mais superficiel dont la nature propre, beaucoup plus active que spéculative, était assurément peu philosophique et ne comportait d'autres mobiles
i. Cours de l'hilo.iopliie i>ii.'<ilii(\ VI, 9.