‹ Psychologie de deux messies positivistes, Saint-Simon et Auguste ComteChapitre 169 sur 171 · Lettre h Ut lié, Teslanient, p. ;il · texte numérisé non relu

Lettre h Ut lié, Teslanient, p. ;il

la vie sociale par un orgueil extrême et qui trouve parfois des expressions analogues.

Saint-Simon se prend pour l'héritier de Descartes, pour le génie le plus synthétique qui ait paru ; il s'intitule un second Socrate et se proclame vicaire de Dieu. Du haut de sa mission il juge les hommes et les empires, il traite d'égal à égal avec les rois ; il les apostrophe et les conseille : a Princes, leur dit-il, écoutez la voix de Dieu qui parle par ma bouche ». 11 écrit au Tsar, à Bonaparte, à Louis XVIII, il se prend très sincèrementpour le seul représentant qualifié du nouveau pouvoir spirituel.

Comte se juge le plus grand penseur que l'Occident ait produit depuis des siècles, il dit sans fausse modestie qu'il a uni la science d'Aristote au génie politique de saint Paul. 11 écrit au Tzar et à Reschid-Pacha, il propose une alliance aux Jésuites contre les hbres penseurs; il agit lui aussi en chef du régime scientifique.

C'est encore au nom de leur mission et sans perdre un pouce de leur taille que tous les deux ont tendu la main et demandé des secours soit aux riches du jour soit à l'Occident tout entier.

Réduit à la misère Saint-Simon écrivait à ceux dont il espérait quelque argent : « Monsieur, soyez mon sauveur, je meurs de faim... C'est la passion de la science et du bonheur public ; c'est le désir de terminer d'une manière douce reHroyable crise dans laquelle la société européenne se trouve engagée qui m'ont fait tomber dans cet état de détresse. Aussi c'est sans rougir que je puis faire l'aveu de ma misère et demander les secours nécessaires pour continuer mon œuvre ' ».

Auguste Comte, secouru un an par des Anglais, regrette que le secours ne soit pas perpétuel et écrit dans le même sens : « Chacun devant subir la responsabilité de ses actes

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