‹ Psychologie de deux messies positivistes, Saint-Simon et Auguste ComteChapitre 34 sur 171 · ftCiivre.i chnisifs, 11, 2H · texte numérisé non relu

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parilion d'un nouveau Socrate : « Quand je vous dis : je reparaîtrai dans deux mille ans, j'entends que les circonstances morales devant se trouver, à celle époque, les mêmes qu'aujourd'hui, il se trouvera alors un homme dans lequel des sensations à peu près semblables à celles que j'éprouve convergeront, et duquel divergeront des idées de môme nature que celles que j'émettrai dans la deuxième partie de ce discours*. »

Voilà donc Saint-Simon annoncé par Socrate, le fondateur du positivisme présenté à l'humanité par le fondateur du déisme, et c'est une conclusion imprévue pour une histoire des progrès de l'esprit humain.

Mais qu'il s'agisse de synthèse sociale ou de synthèse biologique, de progrès social ou de développement organique, c'est toujours à la loi suprême de la gravitation que Saint- Simon veut en revenir pour systématiser la science de l'homme. « Vicq d'Azyr a dit : c'est l'attraction qui règle la formation des nombreuses variétés de cristaux, et il n'a point parlé de l'influence qu'elle exerçait sur la formation des corps organisés. » Voilà l'erreur ou tout au moins l'ignorance fondamentale de l'Ecole. « Si les choses étaient ainsi, dit Saint-Simon, la Nature serait en anarchie, l'Univers serait un chaos. Concevoir les phénomènes comme n'étant pas tous des effets d'une cause générale et unique, en classer une partie, la partie la plus intéressante, comme ayant une cause distincte de la cause générale, indépendante d'elle et môme en opposition avec elle, c'est manquer entièrement de philosophie -. »

C'est manquer tout au moins, dirons-nous, de philosophie unitaire, mais comme, tout systématique qu'il fût, Saint-Simon était beaucoup plus ignorant que l'École, il n'a rien fait dans ce Mémoire pour réaliser la synthèse unitaire qu'il annonce

i. Œuv7'es choisies, II, 212.

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