‹ Psychologie de deux messies positivistes, Saint-Simon et Auguste ComteChapitre 51 sur 171 · t'.nvres (•i)t»j)lcl('s · texte numérisé non relu

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rôt particulier avec l'intérêt général, et le grand avantage qui résulte pour chacun de bien faire cette combinaison' ». Évidemment, toute la difficulté sera de bien faire des démonstrations de ce genre ; Bentham y a quelque peu échoué, et l'on peut douter que Saint-Simon y eût réussi ; mais il n'en aperçoit pas moins avec une grande netteté les conditions essentielles de la morale utilitaire et sociale à laquelle son système industriel et son positivisme le conduisaient.

Il aurait pu logiquement s'en tenir à cette morale, la seule assurément qui, si elle .était établie, pourrait porter le nom de positive; mais il paraît avoir compris, vers 1821, la force qu'elle gagnerait à faire appel au sentiment.

Dès 1803, dans son premier ouvrage, les Lettres d'un habitant de Genève à ses concitoyens, il assimilait, sinon en eux-mêmes du moins dans leurs résultats, deux étals fort différents, la soumission obligatoire de l'individu à l'humanité et l'amour du prochain : « Dieu seul, disaitil, a pu donner à l'humanité le moyen de forcer chacun de ses membres à suivre le précepte de l'amour du prochain-. »

Mais si sa morale subjective le rapproche de la morale de Jésus, la morale cosmique et scientifique dont il rêve alors l'en éloigne: « Jésus était bon, dit-il, il avait de l'énergie, de l'enthousiasme, mais il était ignorant... ni lui ni ses commentateurs n'avaient aucune idée claire du mécanisme de l'Univers^ »... Il n'a pu comprendre le rôle que devaient jouer les lois astronomiques dans l'établissement du nouveau système scientifique et par suite du nouveau système religieux.

Une fois la morale objective et cosmique définitivement abandonnée pour la morale subjective et sociale, il se trouve

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