‹ Psychologie de deux messies positivistes, Saint-Simon et Auguste ComteChapitre 78 sur 171 · Archives de la Société positiviste · texte numérisé non relu

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loi DEUX MESSIES POSITIVISTES

qui se surmenait à la tâche, se sentit, un moment, près de retomber, dit-il, dans la folie de 1826, « par un concours analogue d'influences perturbatrices* ».

Enfin, dans la seconde quinzaine de mai 1845, Auguste Comte eut une nouvelle crise plus importante que les précédentes, mais qui n'aboutit pas cependant à un accès de manie. « Le trouble, écrit-il à Stuart Mill, a consisté en insomnies opiniâtres, avec une mélancolie douce mais intense, et oppression profonde, longtemps mêlée à une certaine faiblesse. J'ai dû suspendre quinze jours tous mes devoirs journaliers et rester mêmehuitjoursauiit-. » Le 6 mai 1846, il ajoute, après avoir donné quelques détails de plus : « Vous concevez ainsi la vraie gravité d'une crise nerveuse qui jusqu'ici vous était imparfaitement connue et dans laquelle j'ai couru un véritable danger cérébral •'. »

Cette crise avait, comme il le dit lui-môme, deux causes prochaines : « l'élaboration initiale » de la Politique positive et sa grande passion pour Clotilde de Vaux qui commençait; mais elle se rattache, comme les précédentes, à la dialhèse générale, dont elle fut sans doute la dernière manifestation.

Après 1845, Comte paraît en effet en avoir fini avec les crises; dans ses préfaces et dans ses lettres, il ne fait plus aucune allusion à des faits de ce genre, et rien dans ses œuvres ni dans ses actes ne permet de croire à un retour de la manie, j'entends de l'excitation incohérente de jadis ; d'ailleurs l'âge était venu, et les accès de manie sont bien rares après cinquante ans.

M" Allou, qui dut particulièrement défendre la dernière partie de sa vie, produisit à ce sujet un certificat signé par des médecins très compétents et qui conclut à la pleine santé mentale. En voici la teneur : « Les médecins soussi-

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