‹ Psychologie de deux messies positivistes, Saint-Simon et Auguste ComteChapitre 79 sur 171 · Lettres à Stuart Mill, p · texte numérisé non relu

Lettres à Stuart Mill, p

gnés : Richard Congreve à Londres, AudifTrent à Marseille, Bazalgelte à Paris; Segond, agrégé de la Faculté de médecine, Séraerie, ex-interne de l'asile impérial d'aliénés de Gharenton; Carré à Triel (Seine-et-Oise), Delbet, à la Ferté- Gaucher (Seine-et-Marne), Sauria à Saint-Lothain (Jura), Robinet à Paris, tous ayant connu Auguste Comte pendant les dernières années de sa vie, de 1830 à 1857, et l'ayant vu pendant ce temps, les uns journellement et les autres par intervalles, certifient qu'ils n'ont jamais aperçu chez lui, dans ses conversations, dans ses actes ni dans ses écrit'., quelconques, la moindre trace de dérangement intellectuel et moral, d'aliénation mentale ou de monomanie de quelque nature que ce soit, que jamais ils n'ont constaté dans son entourage aucune notoriété ni le moindre soupçon à cet égard et que, au contraire, Auguste Comte leur a toujours apparu comme jouissant et ayant joui, jusqu'au dernier moment de sa vie (sans parler de son génie incontestable), de la lucidité la plus complète, de la mémoire la plus étendue et la mieux ordonnée, du jugement le plus sain, de la raison la plus droite, du calme le plus constant, de la persévérance la plus ferme et du désintéressement le plus généreux, qui sont les caractères intellectuels et moraux les plus opposés à ceux de la folie ^ »

Sans doute, ce certificat enthousiaste, produit pour les besoins de la défense par l'avocat des exécuteurs testamentaires et signé par des médecins qui furent en même temps des admirateurs et des disciples, prête à bien des réserves.

Ce témoignage de haute raison, de jugement droit a le défaut d'être rendu par des positivistes orthodoxes, par des fidèles de la dernière heure, et bien que ce ne soit pas une raison pour le rejeter sans examen, je n'en veux rien induire touchant les écrits et le système de Comte que nous pouvons étudier directement ; tout ce que je

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