Littré, op cit., p
Ditits. — Deux messies.
« Ces secousses mentales ne sont pas nécessairement salutaires. Aveugles de leur nature, elles peuvent conduire au droit chemin ou conduire au mauvais. Si M. Comte eût appartenu à la théologie ou à la métaphysique, une crise le jetant dans la voie positive, il eût bénéficié de la bonté de la voie par le hasard de la crise. Mais inversement, un hasard de même nature l'impliqua dans les déceptions de la voie subjective. »
En même temps, Liltré, frappé du caractère sentimental des dernières œuvres, signale l'influence exercée sur cette crise par le grand amour de Comte pour Clotilde. « L'influence en fut mystique, surtout quand la mort, qui larda peu, en eut consacré le souvenir; et le mysticisme fut une aggravation de la méthode subjective'. »
En d'autres termes, une crise nerveuse ayant jeté Auguste Comte dans la méthode subjective, sa passion, qui commençait, donna un caractère déterminé à cette crise, et « imprima le sceau du sentiment sur la conception qu'il élaborait ».
Le trouble nerveux avait désorganisé sa pensée, l'amour l'orienta vers le mysticisme.
M" Griolet s'inspirait directement de l'interprétation précédente, lorsqu'il disait dans sa plaidoirie : « Âft'aibli, troublé, en proie aux angoisses d'une situation précaire, Auguste Comte faisait alors les plus grands efforts pour créer le système politique qu'il avait annoncé. 11 éprouva une nouvelle crise mentale. Il compare lui-même son état, dans une lettre que j'ai lue, à la commotion cérébrale qu'il avait éprouvée en 182G. M. Comte était sous le coup de cette surexcitation,
lorsqu'il rencontra M'"' Clotilde de Vaux Cette passion
extravagante était un effet de la maladie mentale dont Auguste Comte était atteint. Elle réagit sur sa propre cause et l'aggrava". »
i. Lillré. op. cit:, 570.