‹ Psychologie de deux messies positivistes, Saint-Simon et Auguste ComteChapitre 92 sur 171 · Philosophie posilive, I · texte numérisé non relu

Philosophie posilive, I

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recherche désintéressée, qui n'a d'autre but que de satisfaire notre besoin fondamental de connaître'. Il écrit cependant à Valat dès 1819 : « Je ferais très peu de cas des travaux scientifiques, si je ne pensais perpétuellement à leur utilité pour l'espèce ; j'aimerais autant alors m'amuser à déchiffrer des logogriphes bien compliqués. J'ai une souveraine aversion pour les travaux scientifiques dont je n'aperrois pas clairement l'utilité"-. » Et cette opinion, comme la conception précédente, rentre directement dans la théorie de la méthode subjective.

Enfin, dans le dernier chapitre du sixième volume du Coid's de Philosophie positive. Comte reprend en les développant les idées qu'il exprimait dans sa première leçon ; il apprécie l'action sociale propre à la philosophie positive, et il parle déjà de l'étude utilitaire et pratique des lois naturelles, de la combinaison des deux méthodes éminemment relatives qui vont constituer désormais la véritable logique humaine. « Alors, dit-il, notre intelligence, faisant à jamais prévaloir envers les plus hautes recherches cette même sagesse universelle que les exigences de la vie active nous rendent spontanément familière à l'égard des plus simples sujets, aura systématiquement renoncé partout à la détermination chimérique des causes essentielles et de la nature intime des phénomènes, pour se livrer à l'étude progressive de leurs lois effectives, dans l'intention permanente, d'ailleurs spéciale ou générale, d'y puiser les moyens d'améliorer le plus possible l'ensemble de notre existence réelle, soit privée, soit publique '. »

La sociologie est k peine fondée dans ses lois abstraites et sa méthode que l'auteur annonce déjà la réorganisation sociale et pratique de toutes les sciences.

On n'a donc pas le droit de parler de contradiction quand

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